Déco 2026 : pourquoi le béton ciré est boudé et ce revêtement venu du Mexique que tout le monde s'arrache

En 2026, le béton ciré quitte le podium des revêtements tendance, rattrapé par ses taches, fissures et coûts cachés. Matériaux naturels, enduits minéraux ou vinyles nouvelle génération rebattent désormais les cartes de la déco.
Déco 2026 : pourquoi le béton ciré est boudé et ce revêtement venu du Mexique que tout le monde s'arrache

Il a recouvert les sols des lofts, grimpé sur les murs des salles de bain et s’est invité sur les plans de travail des cuisines : le béton ciré a régné sur la déco pendant des années. En 2026, ce revêtement star se retrouve pourtant sur la sellette, boudé par ceux qui l’avaient adopté les yeux fermés.

Taches, fissures, coût réel plus élevé que prévu… à l’usage, beaucoup de propriétaires déchantent, pendant que des matériaux plus chaleureux et durables gagnent du terrain. Les raisons de ce revirement sont plus concrètes qu’une simple mode qui passe.

Pourquoi le béton ciré n’est plus tendance en 2026

Derrière son apparence lisse, le béton ciré se montre très sensible aux rayures et aux liquides acides comme le citron ou le vinaigre, qui peuvent laisser des marques définitives. En cuisine, les éclaboussures de graisse ou d’eau obligent à nettoyer immédiatement. Il faut aussi appliquer régulièrement un vernis ou un bouche-pores, sous peine de voir la surface se tacher et se ternir. En salle de bain, l’humidité favorise microfissures et traces, ce qui complique encore l’entretien.

Autre difficulté : les fissures liées aux mouvements du support, aux variations de température et à l’humidité. Même posé par un professionnel, le matériau peut se crevasser, surtout sur les grandes surfaces ou dans les pièces très fréquentées. Or réparer signifie souvent refaire tout le revêtement. Tout cela pour un prix qui tourne autour de 80 à 150 € par m² pose comprise, alors que la tendance 2026 va vers des matériaux naturels plus chaleureux comme le bois, la pierre ou la terre cuite.

Chukum et nouveaux revêtements qui détrônent le béton ciré

Parmi les remplaçants les plus commentés, le chukum s’impose. Cet enduit ancestral venu du Yucatán, au Mexique, est fabriqué à partir de la résine naturelle de l’arbre Havardia albicans et de résidus calcaires. Il rappelle visuellement le béton ciré, mais en plus lumineux et plus écologique, avec des teintes chaleureuses allant du beige au rose poudré, jusqu’au marron glacé. Résistant et durable, il supporte très bien l’eau en intérieur comme en extérieur sans traitement spécifique. Comptez autour de 60 € le m² hors pose, plus cher que les premiers prix du béton ciré (environ 40 €), mais avec moins de contraintes d’entretien.

D’autres solutions prennent aussi l’avantage :

  • Carrelage imitation béton, même look mais entretien facile et pas de fissures.
  • Résine époxy, sol continu ultra-résistant qui n’absorbe pas les liquides.
  • Parquet chevrons ou bois durable texturé, entre 40 et 120 € le m² selon la gamme, pour une atmosphère chaude.
  • Sol en liège, écologique et très confortable, autour de 50 à 80 € le m² (matériau).
  • Terre cuite modernisée, carreaux de ciment ou terrazzo en grès cérame, de 20 à 80 € le m² selon la qualité.
  • Vinyle LVT nouvelle génération, imitation bois, béton ou terrazzo dès 20 à 50 € le m², idéal en rénovation.

Comment choisir l’alternative au béton ciré adaptée à votre intérieur

Le bon choix dépend d’abord de la pièce : zone sèche ou humide, passage intense ou non. Viennent ensuite le budget global (matériau plus pose), le temps que l’on accepte de consacrer à l’entretien et le style recherché, du minimalisme minéral au look méditerranéen. Les préoccupations écologiques comptent aussi : bois certifié, liège, fibres végétales ou enduits minéraux répondent à cette attente mieux qu’un revêtement très transformé.

Pour une salle de bain ou une cuisine très sollicitée, chukum, résine époxy, carrelage imitation béton ou grès cérame effet terrazzo assurent résistance et facilité de nettoyage. Dans un salon familial avec enfants et animaux, beaucoup privilégient parquet contrecollé robuste, vinyle LVT ou carrelage, moins sensibles aux chocs. Les petits budgets se tournent vers le vinyle ou les fibres naturelles comme le jonc de mer, souvent entre 10 et 20 € le m². Les amateurs d’ambiances chaleureuses misent, eux, sur la terre cuite modernisée ou un bois texturé qui structure immédiatement l’espace.