Feu de cheminée : ce papier que l’assurance habitation exige pour vous indemniser manque à ceux qui ramonent eux-mêmes

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Feu de cheminée : ce papier que l’assurance habitation exige pour vous indemniser manque à ceux qui ramonent eux-mêmes © Reworld Media

Après un feu de conduit, l’expert de l’assurance ne s’intéresse qu’à un seul papier, absent chez la plupart des adeptes du ramonage maison. Savez-vous vraiment ce que doit contenir ce certificat pour protéger votre logement ?

Un feu de conduit ne prévient pas. En quelques minutes, la suie s’embrase, les pompiers interviennent, la maison est enfumée… Puis tout se calme. C’est souvent là que l’angoisse commence vraiment : qui va payer les dégâts, la toiture, la remise en état du salon ?

Quelques jours plus tard, l’expert de l’assurance sonne. Il regarde le conduit, prend des photos, pose quelques questions. Puis il en vient toujours au même point : ce petit papier que ceux qui aiment ramoner eux-mêmes n’ont presque jamais sous la main. Sans lui, même un conduit brossé chaque automne peut devenir un vrai piège financier.

Après un feu de conduit, l’expert ne cherche qu’une chose : votre certificat de ramonage

Pour la garantie incendie de l’assurance multirisque habitation, la preuve reine, c’est le certificat de ramonage. Ce document daté mentionne l’adresse, l’appareil (cheminée, poêle, insert), la nature du ramonage et surtout les coordonnées du ramoneur professionnel. C’est lui qui prouve que le conduit a bien été entretenu selon la loi.

Depuis le décret n° 2023‑641 du 20 juillet 2023 et l’article R.1331‑75 du Code de la santé publique, le ramonage est obligatoire une à deux fois par an, selon le combustible et le règlement sanitaire départemental. Sans certificat professionnel de moins de douze mois, l’assureur peut invoquer un défaut d’entretien : indemnisation réduite, voire refus total. À cela s’ajoute une possible amende allant jusqu’à 450 €, même sans sinistre. Des décisions de justice ont déjà condamné des bailleurs à plusieurs centaines de milliers d’euros pour des incendies après ramonage non certifié.

Pourquoi un ramonage fait maison ne vaut rien face à l’assurance

Rien n’interdit de ramoner son conduit avec un hérisson acheté en magasin, ou d’utiliser une bûche chimique. Sur le plan administratif, c’est pourtant comme si rien n’avait été fait. L’assurance habitation ne reconnaît que le ramonage mécanique effectué par un ramoneur-fumiste qualifié, capable de délivrer un certificat conforme, avec n° SIRET. Les fameuses bûches de ramonage ne donnent qu’un coup de propre, leur “certificat” n’a aucune valeur pour l’assureur.

Beaucoup de foyers gardent une facture de bois, quelques photos d’un conduit propre, voire une déclaration sur l’honneur. Tout cela ne pèse rien face à l’expert. Pour lui, sans certificat signé par un professionnel, le ramonage n’existe pas. Résultat : un feu de conduit peut rester entièrement à la charge de l’occupant, même si celui-ci a passé des heures à entretenir sa cheminée.

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Parce que le certificat de ramonage est la seule preuve que l’assureur reconnaît pour montrer que l’obligation de ramonage a été respectée ; sans lui, même un conduit parfaitement propre est considéré comme non entretenu.

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Le petit plus : créer une pochette unique « Chauffage & Assurance » avec contrat habitation, certificats de ramonage et quelques photos de l’installation, à tendre directement à l’expert en cas de sinistre.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : penser qu’un ramonage maison ou une simple bûche de ramonage suffisent pour l’assurance, et découvrir après un feu de conduit que ce travail invisible ne vaut strictement rien sans certificat professionnel.

Check‑list avant l’hiver : comment être irréprochable aux yeux de l’assureur

Avant la saison de chauffe, un seul réflexe : organiser. D’abord, vérifier auprès de la mairie ou de l’assureur la fréquence exacte de ramonage exigée dans le département. Ensuite, prendre rendez-vous avec un ramoneur-fumiste qualifié, idéalement labellisé Qualibois ou RGE. Une intervention facturée entre 60 et 120 € pèse peu face au coût potentiel d’un refus d’indemnisation.

Le jour J, contrôler que le certificat de ramonage mentionne bien la date, l’adresse, le type d’appareil et les coordonnées de l’entreprise. En maison individuelle comme en location, c’est l’occupant qui allume le feu qui devra présenter ce papier, locataire pour les conduits individuels, propriétaire ou syndic pour les conduits collectifs. Mieux vaut ensuite glisser chaque certificat dans une pochette dédiée et en garder une copie numérique : en cas de feu de conduit, ces quelques feuilles peuvent sauver des milliers d’euros.

En bref

  • 🔥 Après un feu de conduit, l’expert mandaté par l’assurance multirisque habitation vérifie d’abord l’existence d’un certificat de ramonage conforme au décret n° 2023-641.
  • ⚠️ Un ramonage maison, même soigneux ou réalisé avec une bûche chimique, reste quasiment invisible pour l’assureur qui attend un document signé par un professionnel.
  • 📁 Avant l’hiver, organiser ses ramonages, choisir un ramoneur-fumiste qualifié et archiver chaque certificat permet d’éviter des refus d’indemnisation très coûteux.