Interrupteur de volet roulant bloqué : avant de payer le remplacement, ce simple geste au tournevis suffit souvent
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Volet roulant bloqué, bouton qui clique mais ne répond plus, vous pensez déjà au remplacement. Et si un simple détail dans le boîtier changeait toute la donne ?
Le scénario est classique : il est tôt, vous appuyez sur le bouton du volet roulant, rien ne se passe, ou juste un léger grésillement puis le silence. Le tablier reste bloqué, la pièce dans le noir, et vous imaginez déjà un interrupteur fichu et une réparation coûteuse.
Dans cette situation, le réflexe est souvent de chercher la référence du modèle, de penser remplacement immédiat ou d’appeler un électricien. Pourtant, sur un interrupteur de volet roulant, la partie mécanique résiste très bien au temps. La panne vient bien plus souvent d’un simple contact électrique fatigué, caché dans le boîtier mural.
Interrupteur de volet roulant : les signes d’un bouton encore vivant
Un bouton vraiment mort se reconnaît : touche molle, ressort cassé, plastique fendu. Quand le problème est ailleurs, le ressenti change. Le bouton clique normalement, la course est nette, mais le moteur ne réagit pas. Il faut parfois appuyer très fort ou légèrement de travers pour que le volet accepte enfin de bouger.
Ces petits caprices disent surtout qu’à l’intérieur, le mécanisme reste sain. L’électricité, elle, passe mal. Un fil à peine desserré suffit à créer un faux contact : le courant arrive une fois sur deux, le volet donne des à-coups, puis s’arrête. Dans près de 90 % des cas, aucune pièce n’est à changer.
Dans le boîtier du volet, des fils baladeurs qui perdent le contact
Une installation électrique ne reste pas figée. La maison se dilate avec les saisons, les murs vibrent légèrement quand on actionne le bouton, quand le moteur démarre ou quand une porte claque. Au fil des années, ces micro-mouvements relâchent la vis qui serre le cuivre dans le bornier. Le fil reste en place, mais le contact devient aléatoire.
Avant de toucher au boîtier, une règle ne se discute pas : couper le courant au disjoncteur des volets, voire le général, puis vérifier l’absence de tension, idéalement avec un testeur de continuité ou un petit multimètre. Une fois la plaque déclipsée, le mécanisme sort prudemment du mur. On repère la phase (souvent rouge), le neutre bleu, les fils montée/descente noir et marron, et la terre jaune et verte.
Le quart de tour de tournevis qui sauve votre bouton de volet
Vient alors le geste clé. Tournevis en main, on resserre chaque borne de serrage, fil par fil. La vis doit offrir une légère résistance : assez ferme pour que le conducteur ne bouge plus si l’on tire dessus, sans l’écraser. Sur les bornes automatiques, on retire le fil puis on le réinsère franchement jusqu’au déclic, pour rétablir une continuité parfaite.
Après avoir tout remonté et remis le courant, beaucoup découvrent avec soulagement que le volet repart aussitôt. Ce quart de tour de tournevis suffit souvent à réparer un interrupteur de volet roulant que l’on croyait bon pour la poubelle. On évite un remplacement inutile, l’intervention d’un électricien et le gaspillage. Si, malgré un serrage correct, l’interrupteur volet roulant ne fonctionne plus, le moteur ou l’alimentation méritent alors un diagnostic professionnel.
En bref
- Un volet roulant électrique reste bloqué, l’interrupteur clique encore normalement et le propriétaire redoute déjà une réparation coûteuse ou le remplacement complet du bouton.
- Le guide explique comment identifier un faux contact dans le boîtier, sécuriser l’intervention et agir sur les connexions sans changer l’interrupteur de volet roulant.
- Un geste minutieux avec un simple tournevis peut parfois suffire à relancer le volet roulant et éviter des dépenses et du gaspillage plus importants.
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