Si vous refaites vos murs en 2026, ne choisissez plus la peinture avant d'avoir vu cet enduit de hammam
Une fois le sapin rangé et les guirlandes remisées, beaucoup découvrent un intérieur étonnamment nu. Sous la lumière pâle de janvier, les murs parfaitement lisses paraissent soudain froids, presque hospitaliers. Même une peinture récente ou un papier peint tendance n'arrive plus à créer cette impression de refuge dont on a envie en plein hiver.
En 2026, une finition venue du monde des hammams marocains s'invite dans nos salons et chamboule ces codes trop lisses. Cet enduit à la chaux, travaillé à la main jusqu'à devenir presque soyeux, transforme le mur en matière vivante qui accroche la lumière et réchauffe l'atmosphère. C'est le retour en force du tadelakt moderne, et il bouscule la suprématie de la peinture et du papier peint.
Tadelakt moderne : la finition qui réchauffe les murs
À l'origine, le tadelakt recouvre les murs des riads et des bains traditionnels, grâce à un mélange de chaux, d'eau, de sable fin ou de poudre de marbre et de pigments naturels, poli au savon noir. Sur un tadelakt mur intérieur, cette alchimie crée une surface douce, légèrement nuancée, où les micro-irrégularités assumées rappellent l'esthétique wabi-sabi et rompent avec la quête du mur "zéro défaut".
Face à une peinture mate uniforme, ce revêtement joue avec la lumière, même faible, et donne une impression de profondeur presque minérale. Les teintes terreuses, grèges ou vert sauge paraissent vibrer au fil de la journée. Résultat : un mur en tadelakt suffit souvent à meubler visuellement la pièce, là où un mur blanc oblige à multiplier cadres, miroirs et bibelots pour compenser.
Pourquoi le tadelakt fait oublier peinture et papier peint
Sur le plan technique, ce matériau perspirant régule l'humidité : il absorbe l'excès de vapeur d'eau puis la restitue quand l'air devient trop sec, là où peintures acryliques, papiers vinyles ou béton ciré bloquent souvent les murs. Une fois serré et poli, le tadelakt devient hydrofuge, adapté aux pièces humides comme la salle de bains ou la crédence de cuisine, tout en restant aussi à l'aise dans un salon ou une chambre.
Sa longévité change aussi la donne. Là où une peinture demande souvent une reprise tous les 5 ou 6 ans, un tadelakt bien posé peut tenir plusieurs dizaines d'années, en se patinant plutôt qu'en se dégradant. Ce travail d'artisan explique un coût autour de 150 à 200 €/m² posé par un professionnel, quand les kits prêts à l'emploi pour bricoleurs tournent entre 15 et 25 €/m² de matériaux, soit environ 45 €/m² avec l'outillage.
Où oser un tadelakt mur intérieur chez soi
Pour adopter cette finition sans tout refaire, mieux vaut cibler quelques murs stratégiques plutôt qu'une maison entière. Un seul pan de mur devient alors la pièce maîtresse, un peu comme une cheminée visuelle qui structure l'espace.
- Mur du salon derrière le canapé pour un fond chaleureux unique.
- Tête de lit texturée qui suffit à habiller la chambre.
- Paroi de douche ou tour de baignoire pour un effet hammam.