Cette plante de septembre que les jardiniers ignorent encore alors qu’elle sauve littéralement les abeilles au jardin

Publié le Par
Cette plante de septembre que les jardiniers ignorent encore alors qu’elle sauve littéralement les abeilles au jardin © Reworld Media

Méconnu des jardineries, le calament nepeta illumine les jardins secs français quand septembre vide les massifs et affame les abeilles. Cette vivace mellifère, robuste et parfumée, pourrait devenir l’atout discret de vos fins d’été.

📋 Carte d’identité de la plante
🌿 Nom latin Clinopodium nepeta (syn. Calamintha nepeta)
🌸 Nom courant Calament, petit calament
📏 Dimensions 30 à 60 cm x 30 à 50 cm
☀️ Exposition Plein soleil
❄️ Rusticité ≈ -15 °C en sol drainé
🍂 Feuillage Semi-persistant, petites feuilles gris-vert parfum menthe/origan

Début septembre, quand les lavandes sont défleuries et que les massifs prennent un petit air fatigué, un nuage léger de fleurs blanches et lilas continue de bourdonner comme en plein juillet. Cette touffe fine, parfumée à la menthe et à l’origan, c’est le calament, une vivace que les abeilles adorent… mais que bien peu de jardiniers savent nommer.

Dans un contexte de jardins plus secs et de canicules répétées, cette petite Lamiacée coche pourtant toutes les cases : belle, frugale en eau et ultra mellifère au moment où les ressources se raréfient. Zoom sur cette plante de septembre encore méconnue, qui change réellement la vie des abeilles.

Pourquoi le calament fait chavirer les abeilles en septembre

Le calament, ou *Clinopodium nepeta*, forme une touffe de 30 à 60 cm couverte de minuscules clochettes. Comme le résume Le Parisien, « De juillet à octobre, elle se couvre d’une multitude de fleurs oscillant entre le blanc et le lilas ». Le ministère de l’Agriculture le classe d’ailleurs parmi les plantes particulièrement attractives pour les abeilles, avec un pic d’intérêt nectarifère en septembre-octobre : une vraie station-service quand la plupart des massifs sont déjà au ralenti.

À cette période, les butineuses affrontent une vraie « disette florale » alors même que 75 à 80 % de la flore sauvage européenne et près de 70 % des plantes cultivées dépendent de leur travail. Les fleurs tubulaires des Lamiacées, comme le calament, sont taillées pour les abeilles à langue longue et les bourdons. Son parfum mentholé agit comme un phare, et la profusion de petites fleurs permet de faire le plein de nectar sans perdre de temps.

Comment bien l’installer pour en profiter… et les aider

Nous avons tous déjà confondu cette plante avec une menthe ou un origan en jardinerie, avant de passer notre chemin. Dommage : contrairement à la menthe, le calament ne court pas partout, il reste en coussin léger. Il aime le plein soleil, un sol léger, bien drainé, même pauvre ou calcaire. On l’a planté au printemps ou au début de l’automne, dans un trou un peu plus large que la motte, avec une poignée de gravier pour alléger les terres lourdes, puis un bon arrosage de reprise.

Ensuite, il s’installe aussi bien en rocaille qu’en bordure de massif sec ou en gros pot sur un balcon brûlant. Pour offrir un véritable « menu de fin d’été » aux pollinisateurs, on peut l’associer à des asters d’automne, des sedums, voire laisser un lierre à proximité : chacun prendra le relais de l’autre jusqu’aux premiers froids.

Une vivace autonome, parfaite à partager

Côté entretien, le calament a presque tout fait pour se faire oublier. Une fois bien enraciné, les pluies normales suffisent ; un arrosage ponctuel en cas de canicule a simplement été bienvenu. Pas d’engrais, il préfère les sols ordinaires, voire pauvres. En fin d’hiver, il suffit de couper les tiges sèches à quelques centimètres du sol : elles auront servi d’abri à la petite faune, puis la touffe repartira aussitôt. Rustique autour de -15 °C, il craint surtout l’humidité stagnante, que l’on contourne en le plantant en légère butte dans les terres argileuses.

L’espèce type se ressème volontiers, idéal pour un jardin un peu sauvage. Pour garder la main, la variété ‘Montrose White’, stérile, ne dissémine pas de graines et se transmet par division. ‘White Cloud’ ou ‘Blue Cloud’ forment de superbes nuages blancs ou lavande. En offrant un éclat de calament à un voisin, on tisse peu à peu, de jardin en jardin, un chapelet de refuges fleuris où les abeilles trouveront de quoi tenir jusqu’à l’automne avancé.

Sources

En bref

  • En septembre, le calament nepeta, vivace mellifère méditerranéenne, offre aux abeilles un nuage de fleurs parfumées dans les jardins français. 🐝
  • Facile à cultiver en plein soleil, cette plante pour abeilles en septembre supporte la sécheresse et réclame seulement un sol bien drainé. 🌿
  • Associations de vivaces, variétés comme ‘Montrose White’ ou culture en pot réservent encore bien des surprises autour du petit calament. 🌼