Courgettes : ces petits points blancs sous vos feuilles ne sont pas de la poussière et peuvent tuer les plants
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Dans de nombreux potagers, de simples points blancs sous les feuilles de courgettes trahissent déjà une attaque d’araignées rouges en plein épisode de chaleur. Comment réagir sans attendre pour éviter que la récolte ne s’effondre ?
Vous retournez une feuille de courgette pour voir où en sont les fleurs, et là, surprise : un voile de minuscules points blancs, comme de la poussière. On souffle dessus, rien ne part vraiment. En regardant mieux, certains grains semblent bouger à peine.
Ce n’est pas de la terre, ni du sable porté par le vent, mais une armée qui a déjà commencé à pomper la sève. Ces « poussières » sont des araignées rouges, ou tétranyques tisserands, et une semaine de canicule leur suffit pour ruiner un pied entier. Comment les démasquer à temps et reprendre la main avant que la plante ne s’effondre ?
Sous la feuille, un parasite minuscule qui se cache en plein jour
Les tétranyques tisserands mesurent à peine 0,5 mm. Rougeâtres, jaunâtres ou verdâtres, ils se regroupent surtout au revers des feuilles. À l’œil nu, on voit d’abord une poussière claire, parfois parsemée de deux petits points sombres sur chaque bête.
Très vite, leur festin se lit aussi sur le dessus de la feuille : une multitude de petites taches jaunes ou argentées, puis un aspect terne, sale. Sur courgette, ces premiers symptômes passent souvent pour un coup de chaud… jusqu’au jour où les feuilles jaunissent d’un coup et pendent, comme vidées.
Ce que les araignées rouges font vraiment à vos courgettes
Nous avons tous déjà laissé sécher un peu trop le potager en pensant « elles sont solides, ces courgettes ». Pour les tétranyques, c’est le signal du buffet à volonté. Installés sous la feuille, ils percent les cellules et en aspirent le contenu ; les zones vidées jaunissent, puis la feuille entière se dessèche et tombe.
La chaleur sèche accélère tout. Au-delà de 25 °C, un cycle complet a pris une dizaine de jours ; autour de 35 °C, il s’est bouclé en à peine six jours, avec jusqu’à sept générations qui se sont enchaînées dans l’été. Quand de fines toiles apparaissent entre les nervures, plusieurs vagues se sont déjà succédé. Un test simple permet encore de réagir : secouer une feuille suspecte au-dessus d’une feuille blanche et observer les points qui se mettent à courir.
Plan d’attaque et gestes pour ne plus se faire surprendre
Dès les premiers points blancs mobiles, un rinçage énergique de l’envers des feuilles au jet doux a déjà réduit la colonie. Les feuilles les plus jaunes ou couvertes de toiles ont été coupées et évacuées avec les déchets verts, jamais au compost. Ensuite, une pulvérisation de savon noir très dilué ou de décoction d’ail, répétée tous les deux à trois jours, a fini le travail.
Dans les serres ou en cas d’attaque récurrente, certains jardiniers ont introduit des acariens prédateurs vendus en jardinerie, qu’ils ont laissés s’installer tout l’été. À plus long terme, un arrosage matinal régulier, un bon paillage, des plants bien espacés et une surveillance hebdomadaire du revers des feuilles de courgettes, tomates et concombres ont rendu le potager beaucoup moins accueillant pour ces « poussières » qui vident les plantes.
Sources
En bref
- En plein été caniculaire, de microscopiques araignées rouges colonisent l’envers des feuilles de courgettes, formant ces fameux petits points blancs mobiles. 🔍
- Les dégâts progressent vite, des taches jaunes aux feuilles desséchées, mais un plan d’attaque structuré en plusieurs étapes limite fortement l’invasion. 🛠️
- Entre brumisation ciblée, taille sélective et alliés biologiques, une stratégie durable transforme ces courgettes fragilisées en plants bien plus résistants aux prochains étés. 🌿
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