Jardin : plantez dès maintenant ces plantes de bordure (et surtout pas en fin d'hiver) pour un printemps bluffant

Pendant que beaucoup attendent le printemps, quelques jardiniers plantent déjà leurs graminées ornementales en plein hiver. Ce léger décalage de calendrier suffit à métamorphoser leurs bordures.
Jardin : plantez dès maintenant ces plantes de bordure (et surtout pas en fin d'hiver) pour un printemps bluffant

Le givre recouvre la pelouse, les massifs semblent morts et beaucoup rangent encore leurs outils au fond du cabanon. Pourtant, chez certains voisins, tout se joue déjà : ils installent une structure végétale discrète qui ne paie pas de mine sur le moment. Quelques semaines plus tard, au printemps, leur jardin paraît soudain plus habillé que les autres. Ce n’est pas de la magie, juste un bon calendrier.

Leur secret tient à une famille de plantes souvent oubliée en hiver : les graminées vivaces de bordure. Plantées en plein mois de janvier, dès que le sol est meuble et hors période de gel profond, elles ont le temps de s’ancrer avant le réveil général du jardin. Quand ceux qui attendent la fin de l’hiver commencent seulement à planter, ces touffes légères ont déjà une longueur d’avance.

Pourquoi planter les graminées en janvier change tout au printemps

En hiver, la partie aérienne des plantes dort, mais sous terre, l’activité continue. Planter ces graminées pendant la dormance, alors que l’air reste froid mais que le sol garde une humidité stable, permet aux racines de se déployer tranquillement. Elles colonisent la terre sans subir le stress de l’évaporation des feuilles. Au retour des beaux jours, toute l’énergie part d’un coup dans le feuillage, ce qui crée cet effet spectaculaire.

Cette avance souterraine change aussi la suite de la saison. Des graminées installées en profondeur supportent mieux les étés secs, car leurs racines vont chercher l’humidité sous la surface. Après trois ou quatre semaines d’installation, ce sont presque des plantes sans arrosage : on intervient seulement en cas de vraie sécheresse. Les touffes plantées en mars ou avril, elles, passeront ce temps à rattraper leur retard.

Où installer ces graminées pour un effet vraiment bluffant

Le plus simple consiste à en faire des bordures. Alignées le long d’une allée, pour souligner une pelouse ou dessiner une courbe de terrain en pente, elles créent une sorte de ruban vivant. Les variétés comme les Carex compacts, les fétuques bleutées ou les Stipa aux allures de cheveux d’ange apportent du mouvement dès le moindre souffle de vent et captent la lumière du matin.

Dans un jardin sec ou sur un talus difficile à arroser, ces graminées jouent les héroïnes discrètes. Elles supportent bien un sol bien drainé, même pauvre, si l’on ajoute un peu de gravier pour éviter l’eau stagnante en hiver. Leur feuillage persistant évite l’effet jardin vide en janvier et donne une ambiance de jardin méditerranéen ou de coin zen, même dans un petit espace urbain.

Les bons gestes pour les planter dès maintenant sans risque

La seule vraie condition, c’est la météo. On ne plante pas lorsque le sol est dur comme de la pierre, ni en cas de vague de froid annoncée. Il faut viser quelques jours de redoux, où la terre reste travaillable. Sur la zone choisie, on décompacte une bande de 30 cm de large, puis on creuse des trous deux fois plus grands que les mottes.

Pour le reste, la méthode reste très simple.

  • Positionner chaque motte au niveau du sol, espacée de 30 à 40 cm.
  • Arroser copieusement à la plantation, entre 3 et 5 litres.
  • Terminer par un paillage (feuilles, broyat) pour protéger les racines.
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Rédaction Elle adore
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