Ces plantes aromatiques sur votre balcon attirent une invasion de moustiques dès mars sans que vous le sachiez

Publié le ParRédaction Elle adore
Ces plantes aromatiques sur votre balcon attirent une invasion de moustiques dès mars sans que vous le sachiez © Reworld Media

Et si vos plantes préférées transformaient votre terrasse en repaire à moustiques dès les premiers soirs doux ? De la menthe au basilic sur le rebord de fenêtre, quelques erreurs suffisent à les attirer sans que vous le réalisiez.

Les premiers soirs doux reviennent, les chaises sortent sur la terrasse, le verre est servi… et les piqûres arrivent plus vite que prévu. Beaucoup accusent l’étang du voisin ou le fossé du coin, en oubliant que le vrai terrain de jeu des moustiques se trouve souvent juste autour des pots de fleurs.

Avec des températures qui dépassent régulièrement 10 à 12 °C dès mars dans une grande partie de la France, les moustiques se réveillent bien avant l’été. Certains végétaux du quotidien, installés près des fenêtres ou sur un balcon, créent alors un coin humide et abrité dont vous n’avez pas conscience. Et c’est là que les ennuis commencent.

Pourquoi vos plantes de terrasse attirent les moustiques dès mars

Une fois la barre des 10 à 12 °C franchie plusieurs jours de suite, les larves se développent dans la moindre flaque. Une simple eau stagnante dans des soucoupes de pots, un cache-pot non percé ou quelques millilitres coincés dans une tige de bambou suffisent. Chaque récipient oublié après un arrosage ou une averse devient un berceau à moustiques.

Autour de la maison, murs chauffés par le soleil, baies vitrées, dessous de tables et alignements de bacs créent des poches d’air immobile. Dans ces microclimats, l’humidité reste piégée entre les feuilles et le sol, surtout quand les pots se touchent. Les moustiques y trouvent l’ombre, la fraîcheur et le calme qu’ils recherchent pour se poser en journée.

Menthe, basilic, lavande : ces plantes du quotidien qui attirent les moustiques

Les plantes aromatiques en pot sont les plus concernées. Certaines deviennent de véritables plantes qui attirent les moustiques. Menthe toujours détrempée pour rester bien verte, basilic arrosé chaque jour sur le rebord de fenêtre, verveine et géranium parfumé posés à côté des chaises : leur terreau humide, souvent posé dans une soucoupe pleine, forme un havre parfait. Ce ne sont pas tant ces végétaux qui plaisent aux moustiques que l’îlot frais qu’ils créent autour de la terrasse.

La lavande, souvent présentée comme plante anti-moustiques, fonctionne mieux en pleine terre bien drainée qu’en potée serrée contre la baie vitrée. Quand plusieurs bacs débordants de fleurs se collent au mur, le substrat garde l’eau, la floraison nectarifère attire quantité d’insectes et l’ensemble reste humide en soirée. Même effet avec une haie très compacte de buis, de troènes ou d’ifs, ou avec un rideau de bambou : l’air ne circule presque plus, l’ombre et la condensation restent au pied des tiges.

Réorganiser ses plantes pour ne plus servir de refuge aux moustiques

La parade tient surtout à l’organisation. Éloigner les pots les plus arrosés de la table et des portes-fenêtres, les installer au fond du jardin ou sur un côté plus ventilé, suffit souvent. Il aide aussi d’espacer les contenants de quelques centimètres pour laisser passer le vent et d’éviter les alignements collés à la façade. L’arrosage le matin, plutôt qu’au moment de l’apéritif, laisse le temps à la terre de ressuyer avant la tombée du jour.

En pratique, quelques gestes suffisent :

  • vider toutes les soucoupes ;
  • espacer les pots proches des murs ;
  • éloigner menthe, basilic, verveine, géraniums parfumés et lavande des fenêtres.

En bref

  • Dès mars en France, les moustiques profitent des eaux stagnantes de soucoupes, caches-pots et tiges de bambou près des terrasses et fenêtres.
  • Menthe, basilic, lavande, verveine ou géranium parfumé deviennent des plantes qui attirent les moustiques lorsqu’ils créent autour de la maison un microclimat humide.
  • Réorganiser les pots, ajuster l’arrosage et surveiller certains recoins suffit parfois à réduire nettement les nuisances, à condition de viser les bons emplacements.