Vertiges après stretching au sol : ce geste de 10 secondes avant de vous relever évite le voile noir et la chute
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Après un long stretching au sol, certains se relèvent et voient soudain le décor vaciller, avec voile noir et jambes en coton. Ce phénomène fréquent cache pourtant un mécanisme précis et un réflexe simple à adopter pour sécuriser vos séances.
Vous venez de finir vos étirements au sol, allongé sur le tapis, corps lourd, respiration calme. Au moment de vous relever pour aller à la douche, le décor tangue, des petits points noirs envahissent le champ de vision, les jambes mollissent. Par réflexe, vous vous rasseyez pour éviter la chute.
Cet épisode de vertige avec voile noir survient surtout après un long stretching au sol, quand tout le système se détend. Il inquiète souvent, alors qu’il correspond le plus souvent à une réaction bénigne du cœur et des vaisseaux. Une simple habitude de 10 secondes peut pourtant l’empêcher de gâcher la séance.
Pourquoi le vertige et le voile noir surgissent après le stretching au sol
Après dix à vingt minutes allongé ou assis à s’étirer, le corps envoie un signal de calme : le rythme cardiaque baisse, les veines se relâchent. Une partie du sang reste alors « piégée » dans les jambes et l’abdomen : cette stagnation, appelée stase veineuse, est favorisée par la gravité. Quand vous vous relevez d’un coup, il manque quelques secondes au cerveau pour être bien alimenté.
Ce trou d’irrigation provoque une hypotension orthostatique, parfois assortie d’un malaise vagal : tête qui tourne, voile noir, bourdonnements d’oreilles, jambes en coton. La situation est fréquente, surtout après 60 ans, car les réflexes de régulation de la tension réagissent moins vite. Rien à voir avec un vertige rotatoire lié à l’oreille interne.
L’astuce express : contracter les jambes 10 secondes avant de se relever
Pour éviter que le sang reste en bas, il suffit d’activer la pompe naturelle des jambes avant le « décollage ». Juste après vos étirements, encore au sol, prenez dix secondes pour réaliser une contraction musculaire très forte des mollets et des cuisses. Le geste est simple et ne demande aucun matériel :
- Rester en position assise ou allongée.
- Contracter volontairement et très intensément vos mollets et vos cuisses.
- Maintenir cette tension maximale pendant 10 secondes.
- Relâcher, puis vous lever doucement.
Cette contraction isométrique comprime les veines profondes des jambes, renvoie le sang vers le cœur, qui peut alors propulser correctement vers le cerveau au moment où vous vous mettez debout. Les pilotes de chasse portent des combinaisons qui serrent très fort les cuisses pour limiter le voile noir ; vous recréez ici, en version douce, le même principe.
Fin de stretching sans vertige : vos réflexes sécurité à adopter
Pour sécuriser la sortie de tapis, installez un petit rituel. Après la dernière posture, prenez quelques respirations profondes, puis effectuez la contraction de dix secondes. Ensuite, tournez-vous sur le côté, passez par un appui sur un genou, aidez-vous d’un mur ou d’une chaise pour vous redresser, et restez immobile quelques secondes avant de marcher.
Certains contextes favorisent le voile noir : séance à jeun, grosse chaleur, déshydratation, tension habituellement basse, prise de médicaments pour la tension ou l’humeur. Si les vertiges deviennent fréquents, surviennent en dehors du lever, s’accompagnent de chute, perte de connaissance prolongée, douleur thoracique, palpitations ou trouble de la parole, un avis médical rapide s’impose ; en cas d’urgence, appelez le 15 ou le 112.
En bref
- Après un stretching au sol, de nombreux adultes ressentent un vertige bref avec voile noir en se relevant du tapis de sport.
- Une chute transitoire de la tension artérielle, liée à la stase veineuse des jambes, explique ces malaises vagaux au passage couché-debout.
- Un micro-rituel de fin de séance, basé sur l’activation des muscles des jambes, permet pourtant de limiter ce vertige en se relevant du sol.
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