Tiques au jardin : ce duo naturel à mettre en place d’urgence pour éviter la maladie de Lyme
© Reworld Media
De plus en plus présentes dans les jardins familiaux, les tiques profitent de nos pelouses ombragées entre avril et novembre. Comment transformer ces zones de jeu en refuge plus sûr sans produits chimiques ?
Une pelouse moelleuse, les enfants qui jouent avec le chien, un apéro sur la terrasse… et, en embuscade, un minuscule intrus accroché à une herbe haute. Comme le rappelle Marie France : « Les beaux jours reviennent, les enfants courent pieds nus sur la pelouse, le chien explore chaque massif… et un invité minuscule en profite : la tique. »
Des travaux de l’INRAE et du CNRS ont montré que l’on croise désormais beaucoup de tiques jusque dans les jardins familiaux, surtout entre avril et novembre. Bonne nouvelle, il est possible de rendre ces tiques au jardin beaucoup moins à l’aise, grâce à quelques coups de sécateur, une ceinture de plantes parfumées et un peu de biodiversité bien choisie.
Pourquoi les tiques s’invitent dans nos jardins
À l’origine, ces acariens vivaient surtout en forêts et prairies humides. Mais un jardin proche d’un bois, d’une friche ou d’une pâture leur offre des conditions parfaites, surtout si l’ombre et l’humidité dominent. Chiens, chats, hérissons, oiseaux, lapins, rongeurs ou chevreuils servent de navette et ramènent facilement des tiques jusqu’au pas de la porte.
Le Parisien rappelle que « Les tiques apprécient les endroits frais, humides et ombragés, comme les herbes hautes, les haies denses, les massifs touffus ou les tas de feuilles mortes. » Elles n’ont pas besoin de sauter : elles attendent qu’on les frôle, guidées par un petit organe sur leurs pattes qui capte chaleur, CO₂ et odeurs. D’où le risque de piqûre – et donc de maladie de Lyme – dès que l’on traverse ces zones.
Jardin plus sec, plantes parfumées : le duo qui les fait fuir
Nous avons tous déjà laissé la tondeuse filer quelques semaines… et vu l’herbe se transformer en mini-jungle. C’est exactement ce qui plaît aux tiques. Pour les éloigner, on a tondu régulièrement les zones de passage, éclairci les haies, aéré les massifs et limité les tas de feuilles à un coin de compost éloigné de la terrasse ou de l’aire de jeux.
D’ailleurs, on peut profiter de cet entretien pour créer une « ceinture sèche » d’environ un mètre autour de la maison : sol bien drainé, allée en gravier, puis ruban de lavande vraie (Lavandula angustifolia), thym, romarin, sauge et origan. Leurs parfums riches en thymol, camphre ou géraniol, jugés dérangeants pour les tiques en laboratoire, forment une barrière végétale là où la famille circule le plus.
Biodiversité et routine anti-tiques pour toute la famille
Dans ce jardin plus ouvert, quelques alliés naturels prennent le relais. Merles et grives fouillent déjà le sol à la recherche de petites proies ; araignées et certains insectes consomment aussi des tiques. La poule Silkie, douce et très familiale, gratte la terre des heures durant et gobe tiques, jeunes limaces, petits escargots et larves, comme le souligne Mon Jardin Ma Maison. Son action a complété les autres gestes, sans les remplacer.
Reste la protection du quotidien, surtout d’avril à novembre. Une simple routine a fait la différence :
- emprunter les allées sèches plutôt que les herbes hautes ;
- porter des vêtements couvrants et clairs pour jardiner ;
- inspecter enfants et adultes le soir, plis et cuir chevelu compris ;
- brosser chien ou chat au retour et discuter d’une protection adaptée avec le vétérinaire.
Sources
En bref
- 🕷️ Entre avril et novembre, des travaux INRAE et CNRS confirment la présence croissante de tiques au jardin, surtout près des zones humides ombragées.
- 🌿 Tonte régulière, gestion des feuilles et ceinture parfumée de plantes aromatiques forment un duo clé pour rendre certaines zones du jardin moins accueillantes.
- 🐔 Biodiversité, merles et poule Silkie complètent une routine anti-tiques pour la famille et les animaux, avec quelques réflexes simples encore à intégrer.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité