10 preuves que ce gras « interdit » n'était pas votre ennemi : en le fuyant, vous privez votre corps d'un bouclier
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Après des années de yaourts 0 % et de tartines sans beurre, un aliment longtemps banni revient au centre de l’assiette. Et si ses bonnes graisses avaient veillé sur votre corps depuis le début ?
Pendant des années, le même réflexe a guidé les repas : traquer la moindre trace de sauce, choisir les yaourts 0 %, rayer le beurre et les noix de la liste de courses. Dans bien des foyers, ce qui brillait sur la poêle ou la tartine est devenu l’ennemi numéro un.
Les dernières connaissances en nutrition racontent pourtant une autre histoire. L’aliment mis au ban, ce sont les matières grasses, et surtout toutes les formes de bon gras confondues avec les pires huiles industrielles. Que se passe-t-il quand on les remet sous la loupe du corps humain ? Les réponses surprennent.
Pourquoi les « bonnes graisses » ont été accusées à tort
Dans les années régimes et magazines minceur, tout ce qui contenait des lipides a été rangé dans la même case : prise de poids, cholestérol, infarctus. Les rayons se sont remplis de produits allégés, débarrassés de leur gras mais enrichis en sucres et amidons pour garder du goût, avec à la clé faim et grignotages à répétition.
Ce récit simpliste a masqué une réalité biologique bien plus nuancée. Le corps ne réagit pas de la même façon à une huile raffinée de biscuits et à un avocat ou une poignée d’amandes. Certaines graisses irritent les artères, d’autres construisent vos cellules, vos hormones, vos nerfs. C’est là que les fameuses preuves commencent.
Gras, cerveau, hormones : ce que ce « bon gras » fait en silence
Le cerveau est l’organe le plus gras du corps : sa matière grise est composée à près de 60 % de lipides. Ces graisses forment les membranes des neurones et la myéline, cette gaine qui entoure les nerfs comme un isolant électrique. Quand l’alimentation manque de bons lipides, ces structures se rigidifient et la transmission des messages ralentit.
Concentration en berne, impression de brouillard mental, réflexes moins vifs : le quotidien en souffre. Les mêmes matières grasses servent aussi de base au cholestérol qui fabrique hormones sexuelles et cortisol. Des apports trop faibles peuvent perturber cycles, fertilité, énergie et même l’humeur, alors qu’œufs, poissons gras, beurre de qualité ou noix nourrissent ce délicat chef d’orchestre hormonal.
Comment remettre les « bonnes graisses » dans l’assiette sans culpabiliser
Réhabiliter le bon gras, ce n’est pas se jeter sur la friture. C’est ajouter à chaque repas une petite source de lipides de qualité qui envoie un puissant signal de satiété et évite les fringales. Le sucre donne un coup de fouet fugace alors que le gras fournit une énergie plus stable, 9 calories par gramme contre 4 pour les glucides. Il sert aussi de véhicule aux vitamines A, D, E et K, sans lesquelles l’immunité, les os, la protection des cellules ou la coagulation fonctionnent moins bien. Et avec les oméga-3 des poissons gras, des noix ou des graines de lin, il apaise l’inflammation qui abîme cœur, articulations et peau.
Quelques gestes simples permettent de faire la paix avec ces graisses protectrices :
- Mettre de la purée d’amande ou du fromage sur le pain du matin.
- Assaisonner crudités et légumes avec une huile d’olive, de colza ou de noix.
- Servir plus souvent l’avocat en entrée ou en accompagnement.
- Croquer une petite poignée de noix ou d’amandes au goûter.
En bref
- Pendant des années, les régimes 0 % ont diabolisé les lipides et transformé les matières grasses en ennemi public dans les cuisines.
- Des explications claires montrent comment certaines bonnes graisses soutiennent cerveau, hormones, satiété et énergie durable, loin des pics de faim provoqués par le tout-sucré.
- Des gestes simples autour des huiles, noix, avocats ou poissons gras esquissent une autre façon de composer les repas, en bousculant certitudes sur le gras.
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