Clémentines d’hiver : si vous oubliez ce geste avant de les éplucher, leurs bienfaits santé sont divisés
En plein hiver, les corbeilles de fruits se remplissent de clémentines, ce petit agrume pratique qu’on épluche du bout des doigts, à la maison comme au bureau. On croit alors faire du bien à son organisme. Pourtant, un détail souvent oublié peut réduire une partie de ces bénéfices, sans que l’on s’en rende compte.
En janvier, ce fruit reste l’un des plus consommés par les foyers français. Sa chair juteuse, presque sans pépins, apporte entre 20 et 30 mg de vitamine C pour 100 g, voire près de 40 mg selon les variétés, des antioxydants, des fibres et du potassium, pour un apport calorique modéré. De quoi soutenir les défenses immunitaires en saison froide. Encore faut-il ne pas compromettre ce potentiel avec une habitude très répandue.
Clémentines d’hiver et vitamine C
À la Saint-Sylvestre, en cour de récréation ou dans le train, la clémentine s’invite partout. Son parfum vivifiant, sa facilité d’épluchage et son petit format à glisser dans la poche en font la star des pauses d’hiver. Chaque quartier se partage facilement, évoquant souvent les réveillons et la chaleur de la maison quand la météo reste morose.
Sur le plan nutritionnel, ce petit agrume a tout pour plaire. Sa richesse en vitamine C, associée à la provitamine A et à quelques antioxydants, aide l’organisme à faire face aux virus hivernaux. Les fibres contribuent à la satiété et au confort digestif. Pour que ces atouts jouent pleinement, la manière de préparer les clémentines devient pourtant décisive.
Peau des clémentines et résidus
On imagine souvent que la peau épaisse joue seulement le rôle de bouclier. Elle protège bien des chocs et du transport, mais elle retient aussi des traitements antifongiques, des cires alimentaires et des résidus de pesticides utilisés lors de la culture des agrumes. La réglementation européenne encadre ces substances, pourtant des traces invisibles peuvent persister sur l’écorce jusqu’à la cuisine.
Au moment d’éplucher, les doigts s’imprègnent de ces résidus qui migrent ensuite vers la pulpe, puis vers la bouche. Entre 55 et 80 % des Français n’ont pourtant pas le réflexe de laver les clémentines avant de les éplucher, ou se contentent d’un rinçage trop rapide. Selon l’Anses, un lavage soigneux réduit de façon significative le transfert de résidus chimiques vers les mains et l’organisme, enjeu majeur pour les enfants, femmes enceintes, seniors ou personnes fragiles.
Bien laver les clémentines
La solution reste simple : intégrer un lavage réel à la routine. Il suffit de passer chaque fruit sous un filet d’eau potable froide en le frottant, à la main ou avec une petite brosse, puis de le sécher dans un torchon propre. Ce réflexe vaut aussi pour les clémentines bio, qu’elles viennent de Corse ou de Provence, et limite au passage certains microbes. Quelques repères simples aident à garder ce geste en tête :
- Rincer la clémentine sous l’eau.
- La frotter à la main ou à la brosse.
- La sécher dans un torchon propre.