Froid : les cardiologues alertent sur ce cap d'âge où votre cœur risque l'infarctus sans prévenir

Publié le ParRédaction Elle adore
Froid : les cardiologues alertent sur ce cap d’âge où votre cœur risque l’infarctus sans prévenir © Reworld Media

On redoute la grippe et les chutes en hiver, beaucoup moins le choc silencieux que subit le cœur après 75 ans. À quel moment le froid bascule-t-il dans la zone rouge ?

Quand le thermomètre chute, on pense aux rhumes, à la neige, aux trottoirs verglacés. Bien moins au cœur. En plein hiver 2026, alors que la France grelotte, la Fédération Française de Cardiologie rappelle que le froid est un véritable stress pour l’organisme, discret mais puissant, surtout chez les personnes âgées.

Les chiffres de mortalité montrent que l’hiver reste la saison la plus meurtrière, et une large part de cette surmortalité est cardiovasculaire. Une étude française récente a observé que les hospitalisations pour insuffisance cardiaque augmentaient nettement lors des périodes de basses températures. D’autres travaux estiment qu’une baisse d’1 °C accroît d’environ 2 % le risque d’infarctus.

Comment le froid fatigue le cœur, même sans grand gel

Pour garder le corps à 37 °C, l’organisme resserre les vaisseaux proches de la peau : c’est la vasoconstriction. Le diamètre des artères diminue, la pression artérielle monte, le cœur doit pomper plus fort dans des tuyaux rétrécis. Dans le même temps, le sang devient un peu plus visqueux, ce qui favorise la formation de caillots.

Ce cocktail artères resserrées plus sang épaissi complique le passage du sang dans des vaisseaux parfois déjà abîmés par l’âge, le cholestérol ou le tabac. Un petit caillot peut alors bloquer brutalement une artère du cœur et provoquer un infarctus du myocarde, ou une artère cérébrale et déclencher un accident vasculaire cérébral ischémique.

Pourquoi le froid devient critique après 75 à 80 ans

Autour de 75 à 80 ans, le corps dispose de moins de réserves. Le cœur est souvent plus rigide, parfois déjà atteint d’une maladie coronarienne ou d’une insuffisance cardiaque chronique. Les études montrent que les plus de 75 ans sont largement surreprésentés parmi les infarctus et décompensations cardiaques observés après une période de froid.

Avec l’âge, la thermorégulation se dérègle. La sensation de froid diminue, la masse musculaire baisse, le frisson produit moins de chaleur. Une personne âgée peut rester des heures dans un logement à 14 ou 15 °C ou sortir peu couverte sans se sentir vraiment glacée, alors que la pression artérielle reste élevée. Le risque ne se limite pas au jour le plus froid : les médecins observent un surplus d’infarctus jusqu’à deux semaines après un épisode de froid.

Les gestes simples pour ménager son cœur en hiver après 75 ans

Pour limiter ce danger, l’objectif est d’éviter que le corps se refroidisse trop longtemps. S’habiller en couches, comme un oignon, avec bonnet, gants et chaussettes épaisses, aide à garder la chaleur sans effort pour le cœur. Un logement chauffé autour de 19 °C, aéré quelques minutes par jour, protège aussi les plus fragiles. Les cardiologues conseillent enfin d’éviter les efforts brusques dans le froid et de consulter rapidement en cas de douleur thoracique, d’essoufflement ou de fatigue inhabituelle.

En bref

  • En hiver 2026, la Fédération Française de Cardiologie alerte sur le froid, stress majeur pour le cœur des personnes de plus de 75 ans.
  • La chute des températures entraîne vasoconstriction, sang épaissi et hausse de la pression artérielle, augmentant infarctus, AVC et décompensations d’insuffisance cardiaque.
  • Gestes vestimentaires, chauffage minimal et efforts adaptés peuvent réduire le risque, mais certains signaux d’alerte imposent une réaction plus rapide.