Il a léché une flaque sous une voiture : ce poison d’antigel en hiver qui peut tuer votre chien en 24 heures

Publié le ParRédaction Elle adore
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En hiver, une simple flaque sous une voiture peut suffire à mettre la vie de votre chien en danger. Comment ce liquide sucré peut-il attaquer ses reins en quelques heures ?

En plein mois de février, la scène paraît ordinaire : trottoir verglacé, voitures alignées, votre chien qui zigzague le nez collé au sol. Sous un pare-chocs, il s’arrête, lape une petite flaque puis repart comme si de rien n’était. On se contente souvent de tirer un peu sur la laisse et de poursuivre la balade, sans y penser davantage.

Ce geste anodin peut pourtant lancer un compte à rebours terrifiant. Car cette flaque sous la voiture peut contenir de l’antigel, un liquide de refroidissement au goût sucré qui provoque une intoxication à l’antigel chez le chien capable de détruire ses reins en moins de vingt-quatre heures. Sur le bitume d’hiver, ce poison invisible attend simplement le prochain museau curieux.

Antigel, éthylène glycol : pourquoi cette flaque devient un dessert mortel pour le chien

Derrière ce scénario se cache l’éthylène glycol, composant principal de nombreux liquides de refroidissement automobiles. Ce produit évite au moteur de geler, mais il a une particularité dramatique : il est sucré. Pour un chien, une flaque sous une voiture, parfois légèrement bleutée ou verdâtre, ressemble plus à un sirop tombé par terre qu’à un déchet toxique échappé d’un radiateur.

L’animal ne perçoit ni odeur chimique agressive, ni saveur amère qui l’alerterait. Il saisit une occasion gourmande en passant, d’autant plus tentante que la balade est longue et le froid mordant. Quelques coups de langue suffisent pour avaler un peu d’antigel, sans que le maître n’ait le temps de réaliser ce qui vient de se jouer.

Combien d’antigel suffit à intoxiquer un chien et à bloquer ses reins ?

La toxicité de l’éthylène glycol est redoutable : la dose létale est de 4 à 6 ml par kilo. Pour un petit chien, une à deux cuillères à café peuvent suffire ; pour un animal de 10 kg, une flaque de 30 à 50 ml représente déjà un risque mortel. Une fois avalé, le liquide est vite absorbé puis transformé par le foie en substances encore plus agressives pour l’organisme.

Ce ne sont pas tant les molécules de départ qui tuent que leurs déchets : ils forment des cristaux d’oxalate de calcium qui viennent littéralement boucher les reins. Dans les 30 minutes à quelques heures, le chien semble ivre, titube, vomit, paraît abattu ou au contraire agité. Une fausse accalmie peut suivre, alors que l’insuffisance rénale aiguë s’installe en silence et peut emporter l’animal en moins de vingt-quatre heures.

Que faire si mon chien a léché une flaque suspecte sous une voiture ?

Face à une intoxication à l’antigel chez le chien, chaque minute compte. Les vétérinaires peuvent utiliser un antidote, le fomépizole, ou à défaut de l’éthanol en perfusion, tant que les reins fonctionnent, idéalement dans les 3 à 8 heures suivant l’ingestion. Il ne faut ni attendre « pour voir », ni faire vomir, ni forcer l’animal à boire : la seule décision est de partir en urgence chez le vétérinaire.

En bref

  • Balade hivernale, flaque sous une voiture, ingestion d’antigel par un chien et début d’intoxication grave aux reins sans signe immédiat évident.
  • L’intoxication à l’antigel chez le chien évolue en quelques heures, avec phase d’ivresse, fausse amélioration puis insuffisance rénale aiguë fatale sans prise en charge rapide.
  • Gestes d’urgence, délais critiques, erreurs à éviter et moyens de prévention transforment cette scène banale de flaque en véritable enjeu de survie pour le chien.