Perte d’audition : ces signes discrets au quotidien qui épuisent votre cerveau et accélèrent son vieillissement

Publié le ParRédaction Elle adore
Perte d’audition : ces signes discrets au quotidien qui épuisent votre cerveau et accélèrent son vieillissement © Reworld Media

Réunions de famille, cafés bruyants, appels difficiles : et si ces ratés signalaient les premiers symptômes d’une perte d’audition ? En France, des solutions simples et remboursées permettent d’agir tôt sans bouleverser son quotidien.

Il suffit parfois d’un repas animé pour sentir que quelque chose cloche : une blague que l’on ne saisit pas, des mots avalés, un rire auquel on répond en décalé. Sans parler encore de surdité, ces décalages répétés font naître le doute d’une possible perte d’audition.

Au téléphone, devant la télévision ou dans le brouhaha d’un café, beaucoup finissent par monter le son ou faire répéter sans trop y prêter attention. Identifier vite les symptômes précoces et savoir vers qui se tourner permet pourtant de garder le fil des discussions, au lieu de s’en éloigner peu à peu.

Symptômes précoces de la perte d’audition : les signaux qui doivent alerter

Le premier signe se glisse souvent dans les conversations à plusieurs : les voix se mélangent, certains mots paraissent avalés, les phrases semblent plus sourdes, surtout en présence de bruit de fond. Cette impression de sons étouffés, de flou auditif progressif, fait partie des marqueurs typiques d’une perte d’audition qui commence.

Autre indice : le volume de la télévision ou de la radio grimpe, sans pour autant rendre les dialogues plus clairs, tandis que les « Tu peux répéter ? » se multiplient. L’apparition de bourdonnements ou de sifflements persistants dans une oreille, ces acouphènes dont l’entourage n’entend rien, renforce encore le soupçon. À la longue, l’effort constant pour suivre une discussion épuise, pousse à éviter les lieux bruyants et peut installer un début d’isolement.

Perte d’audition, isolement et cerveau : ce que montrent les études

Une grande étude franco-britannique sur des dizaines de milliers de dossiers médicaux a mis en évidence des liens entre troubles auditifs et démence, bien avant le diagnostic. « Les rapprochements ainsi effectués nous ont permis de confirmer des facteurs de risque connus, comme les problèmes d’audition, et d’autres facteurs ou symptômes précoces qui le sont moins, comme la spondylarthrose cervicale ou la constipation, et devront donc faire l’objet d’études complémentaires pour comprendre les mécanismes sous jacents », confie le chercheur Thomas Nedelec, cité par Inria. « La question reste de savoir si les problèmes de santé rencontrés sont des facteurs de risque ou bien des symptômes ou signes avant-coureurs de la maladie », ajoute Thomas Nedelec.

Pour ces chercheurs, traiter une perte d’audition ne change pas seulement le confort d’écoute, mais pourrait aussi peser sur le vieillissement cérébral. « Certains chercheurs pensent par exemple que le fait d’appareiller une personne qui souffre d’une perte d’audition peut dans certains cas retarder l’apparition d’une forme de démence », détaille Thomas Nedelec. « La perte de l’audition est en effet synonyme de moindres contacts, et donc d’un cerveau moins stimulé, dont les neurones risquent de disparaître plus rapidement qu’ils ne le devraient ».

Tests auditifs et appareils remboursés : comment agir efficacement

Dès les premiers doutes, un test auditif s’impose : bilan gratuit en centre auditif, rendez-vous chez un audioprothésiste ou consultation auprès d’un médecin ORL pour un examen complet. Les tests en ligne peuvent servir de premier repérage, mais seul un bilan réalisé par un professionnel permet de poser un diagnostic fiable et d’adapter la prise en charge.

En France, les appareils auditifs récents, discrets et connectés, peuvent être intégralement remboursés grâce au dispositif 100 % Santé, avec un suivi régulier et des réglages personnalisés pour retrouver une écoute confortable au quotidien.

En bref

  • En France, de plus en plus d’adultes remarquent des ratés d’écoute, tandis qu’une étude franco-britannique cite Thomas Nedelec sur le rôle du cerveau.
  • Les symptômes précoces de la perte d’audition se glissent dans les conversations, le volume des écrans, les acouphènes et une fatigue croissante en société.
  • Tests auditifs, liens avec Alzheimer et aides auditives 100 % Santé esquissent un parcours d’action complet, à personnaliser avec des professionnels pour mieux anticiper.