Perte de poids : si vous mangez ces aliments riches en glucides le soir, c’est cette erreur qui vous plombe
© Reworld Media
Entre le mythe des féculents le soir et la peur de grossir, beaucoup culpabilisent à 20 h passées. Et si l’erreur venait plutôt de l’assiette que de l’horloge ?
Il est 20 h 30, vous rentrez du travail, épuisé, et vous tombez sur un paquet de pâtes. Instantanément, la petite phrase revient : pas de féculents le soir, sinon adieu la perte de poids. Cette règle non écrite s’est glissée dans beaucoup de régimes et de conversations entre collègues ou amis.
En réalité, cette obsession de l’horloge pousse surtout à culpabiliser, à sauter des repas ou à se jeter sur le placard plus tard dans la soirée. L’erreur, souvent, n’est pas de manger des féculents tard, mais de regarder l’heure au lieu de regarder ce qui se passe dans l’assiette et sur la journée entière.
Féculents le soir : pourquoi l’horaire vous inquiète autant
Longtemps, on a expliqué que le corps fonctionnait comme une voiture que l’on gare au garage : si l’on met du carburant juste avant de se coucher, il serait forcément stocké sous forme de graisse. De là est née l’idée d’un couvre-feu alimentaire fixé vers 18 ou 19 heures.
Sauf que notre organisme reste actif toute la nuit. Le cerveau trie les informations, les cellules se réparent, la température reste stable, le coeur bat, la digestion se poursuit. Le métabolisme de base, c’est à dire l’énergie dépensée au repos, représente la plus grande part des dépenses quotidiennes et continue pendant le sommeil.
Bilan calorique et portions : ce qui compte plus que l’heure
Le corps ne remet pas son compteur à zéro à minuit. Ce qui change le poids, c’est l’équilibre entre l’énergie apportée par les repas et l’énergie dépensée sur 24 heures, voire sur la semaine. Pour perdre de la graisse, il faut un déficit calorique. Peu importe que vos féculents se trouvent au déjeuner ou au dîner si ce déficit est là.
La vraie difficulté arrive souvent le soir, quand le dîner devient un moment de réconfort. Une portion raisonnable de féculents cuits tourne autour de 150 à 200 grammes pour un adulte, soit un petit bol ou un poing fermé. Si vous avez fait du sport en fin de journée, vos muscles utilisent ces glucides pour reconstituer leurs réserves de glycogène ; après une journée très assise, la portion peut être plus petite.
Composer un dîner serein avec des féculents le soir
Pour que vos féculents le soir jouent en votre faveur, le choix compte autant que la quantité. Les versions complètes comme le riz complet, les pâtes complètes, le quinoa, ou les légumineuses libèrent le sucre plus lentement, rassasient longtemps et limitent les envies de grignotage plus tard dans la nuit.
Évitez le bol de pâtes seul. Associez toujours glucides, légumes riches en fibres et source de protéines, animales ou végétales. Cette combinaison ralentit le passage du sucre dans le sang et adoucit la réponse glycémique. Par exemple, une assiette avec un tiers de riz, un tiers de poisson et un tiers de brocolis reste équilibrée et rassasiante.
En bref
- Croyance tenace : les féculents le soir seraient interdits après 18 ou 20 heures pour maigrir, au risque de faire grimper les kilos.
- Explication simple du métabolisme nocturne, du bilan énergétique sur 24 heures et du rôle des portions de pâtes, riz, pain ou pommes de terre.
- Conseils concrets pour composer un dîner rassasiant avec féculents, protéines et fibres, en limitant les écarts qui sabotent la perte de poids.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité