Pharmacie ou supermarché : ces 4 dentifrices très connus que vous avez chez vous inquiètent les experts
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En 2026, même les dentifrices vendus en pharmacie se retrouvent sur la sellette pour leur composition. Quatre tubes très connus, aussi présents en supermarché, cristallisent désormais les critiques.
Vous êtes devant le rayon hygiène, en pharmacie comme au supermarché, face à des tubes promettant blancheur express, haleine fraîche et gencives ultra protégées. On se dit que si ces produits sont vendus là, ils ont été passés au crible. Le réflexe reste le même : faire confiance. Pourtant, certains des dentifrices les plus connus font aujourd’hui l’objet de sérieuses réserves.
En 2026, la vigilance ne concerne plus seulement les dentifrices premier prix : des références connues, vendues aussi bien en grande surface qu’en parapharmacie, cumulent agents irritants, colorants disputés et abrasifs puissants. Parmi les dentifrices à éviter, quatre noms reviennent : Sanogyl, Émail Diamant, Signal et Sensodyne, dont le succès commercial contraste avec ce que l’on trouve au dos du tube. Les emballages rassurants ne suffisent plus.
Pharmacie ou supermarché : pourquoi le lieu d’achat ne suffit pas
Beaucoup de consommateurs continuent à penser qu’un dentifrice acheté en pharmacie serait automatiquement plus sûr que son équivalent de supermarché. Les rayons des officines abritent pourtant des formules anciennes, chargées en conservateurs synthétiques et en détergents puissants, très proches de celles de la grande distribution. Le canal de vente ne filtre pas les ingrédients discutés. Or un dentifrice s’utilise deux à trois fois par jour, toute l’année, ce qui finit par compter pour l’organisme.
Le marketing amplifie cette illusion de sécurité : packagings blancs et mots comme « expert » ou « clinique ». L’identité d’un produit se cache pourtant dans la liste INCI, en petits caractères, que peu de clients lisent. On y repère des sulfates comme le Sodium Lauryl Sulfate, connu pour irriter les muqueuses et favoriser les aphtes, ou des colorants tels que le dioxyde de titane utilisé pour blanchir la pâte. À force de brossages, ces ingrédients s’ajoutent aux autres expositions quotidiennes.
Sanogyl, Émail Diamant, Signal, Sensodyne : quatre tubes qui interrogent
Destiné aux gencives fragiles, le Sanogyl Soin gencives au complexe vitaminé affiche vitamines et promesse de confort. L’analyse de formule pointe pourtant des conservateurs et des composés suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, peu souhaitables dans un produit utilisé sur une muqueuse perméable. Même logique pour le Sensodyne Action Sensibilité Rouge, conseillé pour les dents douloureuses, dont la base chimique comporte des conservateurs synthétiques et parfois du dioxyde de titane. Pour des bouches réactives, cette charge chimique supplémentaire inquiète.
L’exemple du Émail Diamant Le Charbon, dentifrice au charbon très abrasif pour l’émail, est parlant. « Il n’y a pas de produit miracle sur le marché en vente libre, car la réglementation des produits éclaircissants est très encadrée en France et les dosages sont faibles. Il faut éviter d’utiliser du dentifrice blanchissant sur une longue période, cela peut abîmer l’émail et les gencives, en réduisant la teneur en minéraux et en fragilisant les dents », explique le Dr Jona Andersen dans des propos rapportés par Top Santé.
Dioxyde de titane, sulfates, abrasifs : les bons réflexes au rayon dentifrice
Le dentifrice Signal Haleine Pure contient dioxyde de titane et agents agressifs. Cela montre l’intérêt de scruter ingrédients. Mieux vaut choisir des formules labellisées Cosmébio, Ecocert, douces pour microbiote buccal.
Sources
En bref
- En 2026, Sanogyl, Émail Diamant, Signal et Sensodyne sont passés au crible, avec l’avis du Dr Jona Andersen sur les dentifrices blancheur.
- Plusieurs formules mêlent dioxyde de titane, Sodium Lauryl Sulfate, conservateurs et abrasifs, avec des effets possibles sur l’émail, les gencives et le microbiote buccal.
- Une grille de lecture rapide au rayon et quelques labels comme Cosmébio ou Ecocert permettent pourtant de repérer autrement les dentifrices à éviter.
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