Supermarché : cette partie du chariot que les Français négligent et qui fait grimper en flèche les virus hivernaux

En plein hiver, les supermarchés français deviennent un terrain idéal pour grippe, gastro et Covid bénin. Un petit geste oublié par la plupart des clients pourrait pourtant changer leur hiver.
Supermarché : cette partie du chariot que les Français négligent et qui fait grimper en flèche les virus hivernaux

En plein hiver, le passage au supermarché ressemble souvent à une épreuve d’endurance : monde dans les rayons, files d’attente, éternuements à la caisse. On pense au masque, parfois au gel, mais un détail capital échappe encore à la plupart des clients. Ce détail, pourtant, conditionne une bonne partie du risque de ramener un virus à la maison.

Entre deux promotions et un paquet de pâtes, les mains se posent mécaniquement sur les mêmes surfaces, encore et encore. Les virus hivernaux adorent ce ballet répétitif. Un simple réflexe oublié par la majorité des Français permet pourtant de casser cette chaîne, et les chiffres montrent qu’il peut vraiment changer la donne.

Poignée de caddie : le foyer de virus que l’on touche en premier

Le fameux détail, c’est la poignée de caddie ou de panier, première chose saisie en entrant. Elle passe entre les mains de dizaines de clients chaque jour, parfois juste après un mouchage ou une quinte de toux. Les études citées par les spécialistes montrent qu’un chariot peut contenir jusqu’à 300 fois plus de bactéries qu’une poignée de porte de toilettes, et que 75 % des chariots analysés abritent des bactéries potentiellement dangereuses.

Une équipe américaine a même retrouvé des traces de bactéries fécales sur 72 % des poignées testées, avec un chariot sur deux contaminé par E. coli. Sur ces surfaces très fréquentées, les virus de la grippe, de la gastro-entérite ou du Covid circulent par les mains, avant de remonter vers le nez, la bouche ou les yeux. Bonne nouvelle tout de même : désinfecter la poignée du chariot ou du panier réduit d’environ 50 % le risque d’attraper un virus hivernal pendant les courses.

Pourquoi les Français négligent encore la désinfection de la poignée

Dans beaucoup de grandes surfaces, les distributeurs de lingettes ou de gel hydroalcoolique sont bien là, à l’entrée. Pourtant, une grande partie des clients passe devant sans s’arrêter. La routine prend le dessus : on se focalise sur la liste, les prix, le timing, en considérant ce geste comme superflu. L’aspect brillant du chariot, l’annonce d’un nettoyage régulier rassurent à tort, alors que les poignées restent massivement contaminées entre deux passages d’équipe.

S’ajoutent les petites phrases que l’on entend souvent, du type qu’on a un bon système immunitaire ou qu’on ne peut pas tout éviter. Beaucoup craignent aussi le regard des autres, de peur d’avoir l’air excessivement anxieux en sortant une lingette. Dans certains pays d’Europe du Nord, ce réflexe de nettoyer son caddie avant usage est presque banal. En France, il peine encore à devenir une habitude collective.

Comment désinfecter la poignée du chariot en 30 secondes

La méthode est simple, rapide et ne demande aucun matériel sophistiqué. À l’entrée, il suffit de prendre une lingette désinfectante ou un peu de gel sur un mouchoir propre, puis de s’occuper vraiment de la barre de poussée.

  • Passer la lingette sur toute la longueur de la poignée, dessus, dessous et sur les côtés.
  • Insister sur les extrémités, très manipulées.
  • Laisser sécher quelques secondes avant de commencer les courses.
  • Éviter ensuite de toucher son visage et ne pas poser sac ou téléphone dans le chariot non nettoyé.

Une fois à la maison, un lavage des mains soigneux complète le dispositif. Ce petit rituel de moins d’une minute transforme un simple détail en véritable barrière contre les virus hivernaux, pour soi, ses enfants et les proches plus fragiles. Si chacun l’adoptait, la saison des nez qui coulent aurait sans doute une tout autre allure.