Gazon jauni et clairsemé : ce geste à faire avant mars si vous ne voulez pas passer l'été à désherber
© Reworld Media
Entre la mi‑février et début mars, un geste simple permet de réparer son gazon après l’hiver. En quelques minutes, la pelouse gagne en densité et freine les mauvaises herbes.
Votre pelouse a jauni, s’est clairsemée, laisse apparaître des plaques de boue ? Ce spectacle de fin d’hiver donne souvent envie de tout oublier jusqu’en avril. Beaucoup se disent que le gazon repartira tout seul avec le printemps. Sauf que le sort de ce tapis vert se joue maintenant, dans une courte fenêtre avant mars.
En février, le gel recule, le sol reste humide et commence à tiédir. C’est là qu’un geste simple, inspiré des pros des espaces verts, permet de transformer un gazon fatigué en herbe dense et résistante. Il doit être réalisé entre la mi-février et le tout début mars. Encore faut-il savoir lequel.
Pourquoi votre gazon se dégarnit après l’hiver
Les mois froids, humides et sombres épuisent les graminées du jardin. Le gel, le piétinement sur un sol détrempé et le manque de lumière affaiblissent les racines, certaines zones meurent et laissent la terre à nu. Or la nature a horreur du vide : mousse, pissenlits, trèfle s’installent dès que le soleil réapparaît.
Une pelouse restée clairsemée en février a toutes les chances d’être envahie en avril. Attendre que les beaux jours s’installent, c’est laisser plusieurs semaines d’avance aux adventices. Agir tôt revient à occuper le terrain avant elles, avec une méthode préventive bien plus écologique que les désherbants sélectifs utilisés en urgence.
La fenêtre de tir avant mars : griffage léger et regarnissage
Dans la plupart des régions françaises, la deuxième quinzaine de février marque le bon moment. Les fortes gelées deviennent rares, le sol reste humide juste ce qu’il faut et la vie du sol redémarre. Les mélanges de gazon de regarnissage à base de ray-grass anglais profitent alors de cette avance pour germer avant les mauvaises herbes.
L’action à mener est un regarnissage ciblé. On griffe en surface les plaques dégarnies avec un râteau ou une griffe, pour enlever le feutrage et aérer les premiers centimètres de terre sans retourner le sol. Puis on sème 30 à 40 g de graines par mètre carré, on recouvre d’une fine couche de terreau, on tasse au dos du râteau et on arrose en pluie légère si la météo reste sèche.
En huit semaines, un tapis plus dense et moins de corvées
Mené à cette période, ce sur-semis peut augmenter la densité du gazon d’environ 40 % en huit semaines. Les brins se serrent, les racines tissent un maillage épais et la lumière n’atteint presque plus la terre nue. Le gazon se comporte alors comme un paillage vivant qui étouffe naturellement la germination des graines de pissenlit, de trèfle ou d’autres adventices.
Cette avance donnée à la pelouse change la suite de la saison. Un gazon installé tôt développe un système racinaire plus profond, résiste mieux aux premières chaleurs et réclame moins d’arrosages et de désherbage manuel. L’opération tient en quelques gestes simples à caler sur un créneau sec avant mars :
- Repérer les zones nues ou moussues.
- Griffer légèrement la surface.
- Semer le mélange de regarnissage, couvrir de terreau.
- Tasser puis arroser finement si besoin.
En bref
- En France, fin février marque une courte période où réparer son gazon après l’hiver évite que mousse et pissenlits colonisent les plaques nues.
- Un geste simple de regarnissage ciblé, entre la mi‑février et début mars, renforce les zones dégarnies du gazon sans refaire toute la pelouse.
- En huit semaines, la pelouse gagne en densité, limite les mauvaises herbes et réduit arrosages et désherbage manuel, avec un impact visible dès le printemps.
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