Frelon asiatique : cette routine au jardin m’a fait économiser 40 € de pièges et évite un nid dangereux près de chez vous
© Reworld Media
Chaque printemps, les frelons asiatiques s’installent à quelques mètres des maisons, malgré les pièges du commerce. Comment choisissent-ils leur nid et que peut changer ce détail ?
Chaque printemps, les rayons bricolage se remplissent de pièges à frelons, et les paniers des jardiniers avec. Entre appâts sucrés, bouteilles et recharges, la note grimpe vite à 30 ou 40 euros par été. Comme le résume une lectrice : « Je dépensais 40 euros par été en pièges à frelons asiatiques ».
Pendant ce temps, les colonies de frelon asiatique se multiplient et installent leurs nids au plus près des terrasses, ruches ou jeux d’enfants. Ces insectes, désormais classés parmi les nuisibles, inquiètent à juste titre les familles. Et si le vrai tournant consistait à comprendre où, et pourquoi, ils posent leur nid plutôt qu’à acheter toujours plus de pièges ?
Le piège invisible : l’emplacement du nid de frelon asiatique
Nous avons presque tous déjà suspendu une bouteille bricolée en urgence en se disant qu’elle protégerait le jardin. En réalité, ces pièges capturent au hasard quelques ouvrières… mais la colonie, elle, reste bien à l’abri dans son nid. Tant que l’emplacement du nid de frelon asiatique ne change pas, le problème finit toujours par revenir.
D’ailleurs, les pros le constatent sur le terrain : les Français ont souvent de bons réflexes d’achat, mais pas d’observation. On surveille les pièges, pas les coins sombres du jardin. Or le frelon suit une logique simple pour choisir où construire son nid ; une fois qu’on l’a comprise, chaque mètre carré se lit différemment.
Comment le frelon asiatique choisit l’emplacement de son nid
Selon Jordan B., expert de l’entreprise Les Dératiseurs modernes interrogé par Marie France, entre mars et mai, la reine construit un nid « de la taille d’une balle de ping-pong », puis « de tennis ». Ce premier nid primaire reste minuscule et caché dans « des endroits abrités et discrets » : avancée de toit, abri de jardin, compteur, haie basse, mais aussi « endroits insoupçonnés » comme les « coffres de volets roulants et les boîtes aux lettres ».
À partir de juin, la colonie a souvent déménagé vers un nid secondaire énorme, perché à 10 ou 15 mètres dans un arbre ou en haut d’un bâtiment. Plus de 75 % des nids recensés se trouvent ainsi dans les arbres, masqués par le feuillage. Le frelon cherche alors hauteur, calme, support solide et proximité de nourriture : ruches, verger, massifs fleuris, point d’eau.
La routine jardin qui remplace les pièges et sécurise la famille
Concrètement, un tour du jardin au printemps suffit souvent. On balaye du regard avancées de toit, gouttières, coffres de volets, abris de jardin, garages, haies denses et grands arbres, sans jamais s’approcher.
Si un nid est repéré, on éloigne aussitôt enfants et animaux, on coupe tondeuse ou taille-haies, on reste à plus de cinq mètres et on appelle une entreprise spécialisée ou la FREDON. Jordan B. confie à Marie France : « On voit ça régulièrement, et cela finit parfois aux urgences. »
Sources
En bref
- 🐝 Au printemps, une jardinière dépense 40 € en pièges à frelon asiatique dans son jardin familial, sans résoudre durablement la présence de nids.
- 🕵️ Elle apprend comment le frelon asiatique choisit l’emplacement de son nid primaire et secondaire, puis adapte sa surveillance du jardin à ce comportement.
- 💡 En changeant de stratégie, elle réduit les risques pour sa famille, épargne son budget et s’appuie davantage sur l’observation que sur le piégeage.
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