Il se lèche les pattes sans arrêt : ces 7 signaux prouvant que votre chien tente de vous alerter sont à surveiller

Publié le ParRédaction Elle adore
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Votre chien se lèche les pattes de plus en plus souvent et vous hésitez à vous inquiéter ? Sept indices précis permettent de savoir quand ce léchage excessif devient alarmant.

Voir son chien se lécher les pattes semble banal. C’est souvent sa manière de se toiletter ou de faire retomber la pression après une promenade. Sur le moment, on n’y prête pas attention. Pourtant, ce geste innocent peut peu à peu se transformer en véritable signal d’alarme.

Quand le léchage devient excessif, il traduit souvent une douleur, des démangeaisons ou un stress que le chien ne sait pas exprimer autrement. La frontière entre normal et anormal reste pourtant floue. Pour y voir clair, certains indices reviennent toujours. Sept signes principaux doivent vous mettre la puce à l’oreille.

Léchage excessif chez le chien : les premiers signaux qui doivent alerter

Premier repère : le temps. Si votre compagnon s’acharne sur la même zone plus de 20 minutes par jour, ce n’est plus une simple toilette. Le comportement devient une activité « substitutive », un peu comme se ronger les ongles jusqu’au sang. Signe n°2, le léchage revient plusieurs fois dans la journée, sans lien clair avec une sortie ou un moment de repos.

Autre indice, le chien semble en transe quand il se lèche. Signe n°3 : vous l’appelez et il ne relève même pas la tête, comme coupé du reste. Signe n°4, il se crispe ou grogne quand vous essayez de l’arrêter. Ce rituel agit comme une auto-médication, libère des endorphines et peut évoluer vers une psychodermatose proche des troubles obsessionnels compulsifs.

Sept signes physiques de léchage anormal à repérer sur le corps du chien

Quand le corps commence à parler, le doute n’est plus permis. Signe n°5 : sur la zone léchée, le poil s’éclaircit puis disparaît, laissant une peau rouge, irritée, parfois suintante. C’est la dermite de léchage, qui peut devenir un granulome de léchage épaissi si le geste dure. Les extrémités – dessus des pattes, base de la queue – sont les plus touchées, surtout chez les grandes races.

En automne-hiver, les pattes deviennent une vraie zone à risque. Harry Chapman, directeur général de DotDotPet, rappelle : « Les statistiques montrent que le léchage de pattes augmente en automne et en hiver. Ce n’est pas seulement un comportement bizarre, c’est votre chien qui vous dit quelque chose d’important sur sa santé. Beaucoup de propriétaires rejettent le léchage de pattes comme de l’ennui, mais cela peut être un signe d’alerte précoce d’inconfort ou d’inflammation », a-t-il expliqué à nos confrères d’Express.co. Signe n°6 : coussinets rouges, parfois fissurés, pattes souvent humides après la balade, le chien se lèche sans répit, et dans environ 30 % des cas ce geste cache des allergies cutanées.

Léchage excessif chien : que faire si vous reconnaissez un ou plusieurs de ces signes

Signe n°7 : le léchage apparaît surtout quand le chien reste seul. Vous rentrez et trouvez des pattes trempées, parfois une véritable plaie de léchage auto-infligée, typique de l’anxiété de séparation. Dans ces cas, première étape : une consultation vétérinaire pour éliminer douleurs, parasites ou maladie avant de parler de trouble psychique. Le vétérinaire soignera la lésion (désinfection, collerette si besoin) et pourra vous orienter vers un vétérinaire comportementaliste. À la maison, nettoyez et séchez bien les coussinets après chaque sortie, appliquez un baume protecteur, enrichissez les journées avec promenades, jouets d’occupation et tapis de léchage pour canaliser ce besoin sans que le corps ne trinque.

En bref

  • En automne-hiver, de nombreux maîtres constatent un léchage excessif chez le chien, avec pattes humides, poils clairsemés et zones rouges qui inquiètent.
  • Sept signes concrets décrivent comment différencier un simple toilettage d’un léchage anormal lié à une dermite, des coussinets irrités ou des douleurs articulaires.
  • Conséquences possibles, urgence de consulter, rôle du vétérinaire comportementaliste et aides comme tapis de léchage sont abordés sans négliger la dimension anxieuse du trouble.