Ce cocktail fruité de l’apéro cache presque 500 calories : quand j’ai vu sa vraie composition, j’ai arrêté de trinquer

Publié le ParRédaction Elle adore
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Entre parenthèse enchantée et bombe calorique, l’apéro cache parfois un vrai plat dans un simple verre. De la Piña Colada au Ramos Gin Fizz, combien pèsent vraiment ces cocktails ?

L’heure de l’apéritif ressemble souvent à une petite bulle hors du temps : on se retrouve, on papote, un verre fruité à la main. Entre stress et froid de l’hiver, un cocktail coloré semble presque inoffensif, comme une récompense bien méritée. On pense se faire plaisir « sans excès », surtout si le verre sent l’ananas ou la menthe.

En réalité, certains mélanges affichent la charge énergétique d’un plat complet, sans qu’on en ait conscience. Un cocktail crémeux peut approcher les 500 kilocalories avalées en quelques gorgées, juste avant le dîner. Quand on découvre ce qu’il contient vraiment, la surprise est parfois rude : derrière la paille, c’est presque un repas caché.

Calories des cocktails : pourquoi notre cerveau se laisse si facilement berner

Le premier piège, ce sont les calories liquides. Un verre ne demande aucune mastication, donc le cerveau reçoit peu de signaux de satiété. On boit vite, on ne se sent pas « calé », et ces calories s’ajoutent simplement à celles du repas. Or l’alcool pur, l’éthanol, apporte déjà 7 kilocalories par gramme, presque autant que le gras qui en fournit 9.

À cette base déjà élevée se greffent souvent jus industriels, sirops, sodas et crèmes. Résultat : un cocktail sucré comme le Mojito, la Margarita ou le Long Island Iced Tea dépasse fréquemment 250 kilocalories par verre. Pour un verre de Piña Colada, la barre grimpe autour de 490 kilocalories, soit l’équivalent d’un gros burger ou d’une assiette de pâtes en sauce.

Piña Colada, Ramos Gin Fizz : ces cocktails-desserts qui pèsent lourd

Derrière son image de boisson exotique aux fruits, la Piña Colada cumule rhum, crème de coco très grasse et sucre ajouté. Le jus d’ananas ne compense en rien cette densité énergétique. Avec environ 490 kilocalories le verre, pris avant le repas, ce plaisir crémeux vient se superposer au dîner sans réduire l’appétit ni l’envie de grignoter.

Le Ramos Gin Fizz illustre encore plus cette logique de « dessert liquide ». Sa recette classique aligne 60 ml de gin, 30 ml de sirop de sucre, 60 ml de crème entière à 30 % de matière grasse, un blanc d’œuf, des jus de citron, quelques gouttes de fleur d’oranger et de l’eau gazeuse. Avec autant d’alcool, de sucre et de gras, ce nuage mousseux servi en brunch se rapproche clairement d’un repas.

Trinquer plus léger : alcools moins caloriques et vrais apéros sans alcool

Bonne nouvelle, lever le pied sur ces bombes énergétiques ne condamne pas vos soirées. Côté alcool, les options restent variées : une flûte de champagne brut tourne autour de 80 kilocalories, un verre de vin rouge ou blanc sec autour de 85 à 90, et une dose de 25 ml de vodka pure environ 55 kilocalories. Ces repères aident déjà à choisir sans renoncer au plaisir de l’apéro.

Pour celles et ceux qui préfèrent éviter l’alcool, des apéritifs sans alcool travaillés misent sur l’amertume et les bulles plutôt que sur le sucre. Un mélange à base de jus de cerise, d’écorce d’orange et d’extrait de quinine, allongé d’eau pétillante, rappelle l’esprit d’un spritz tout en restant plus raisonnable. On retrouve alors le plaisir de trinquer longuement, sans sacrifier la ligne.

En bref

  • Piña Colada, Ramos Gin Fizz, Mojito ou Margarita affichent des calories comparables à un repas complet, sans que l’on s’en rende vraiment compte.
  • Les calories liquides s’additionnent à celles du dîner, surtout quand alcool, jus sucrés, crème et sirops transforment chaque cocktail en véritable bombe énergétique.
  • Repères caloriques, choix d’alcools plus légers et pistes d’apéro sans alcool esquissent une autre façon de lever son verre sans mauvaise surprise.