Condensation sur vos fenêtres : ce réflexe tout bête avec ce produit de cuisine qui stoppe l'eau et les moisissures
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Chaque matin, vos fenêtres ruissellent et vous pensez à un défaut de double vitrage. Ce phénomène de condensation cache pourtant un déséquilibre simple à corriger.
Le matin, beaucoup découvrent un ruban d’eau au bas des vitres, comme si la fenêtre avait fui pendant la nuit. Rebords trempés, joints gonflés, inquiétude pour les murs : on accuse aussitôt le double vitrage ou le chauffage. En réalité, cette pluie intérieure raconte surtout une chose ; l’air de la maison est saturé.
Quand l’air chaud et humide de la nuit rencontre une vitre glacée, il se transforme en gouttes qui ruissellent. Cette condensation sur les fenêtres favorise les moisissures et dégrade la qualité de l’air intérieur. Un simple réflexe quotidien, complété par une astuce au liquide vaisselle, suffit pourtant à assécher les vitres.
Condensation sur les fenêtres : ce que le choc thermique fait à vos vitres
Dans une maison chauffée entre 19 et 21 °C, l’air agit comme une éponge pleine de vapeur d’eau venue de la respiration, de la cuisine ou des douches. Quand il touche une vitre refroidie par l’extérieur, un choc thermique survient. Dès que l’écart dépasse environ 10 °C, la vapeur se condense en gouttelettes.
On parle de point de rosée : c’est la température à partir de laquelle l’air, comme une éponge trop pleine, relâche l’eau qu’il contenait. La nuit, quand le chauffage baisse et que la vitre reste le point le plus froid du logement, ce seuil est vite atteint ; au réveil, la fenêtre se couvre d’un film d’eau.
Je ne comprenais pas d’où venait toute cette eau : les gestes qui font tout empirer
L’humidité ne tombe pas du ciel, elle se fabrique chez vous. Linge qui sèche sur un séchoir, casseroles qui mijotent sans hotte, porte de salle de bain laissée ouverte après une douche, VMC coupée, plantes… Chaque geste ajoute de la vapeur. Une maison trop humide condensera toujours, même avec un double vitrage neuf.
Résultat, les vitres pleurent, les joints noircissent, une odeur de renfermé s’installe et les moisissures gagnent du terrain. Pour casser ce cercle, le réflexe reste d’aérer 5 à 10 minutes, matin et soir. L’ADEME le rappelle : une ouverture large mais brève renouvelle l’air, même quand il pleut, car l’air extérieur froid devient plus sec une fois réchauffé dedans.
Le réflexe tout bête : du liquide vaisselle contre la buée et l’eau sur le rebord
Le liquide vaisselle contient des tensioactifs qui cassent la tension superficielle de l’eau. Au lieu de former des gouttes épaisses accrochées à la vitre, l’humidité s’étale en film très fin qui s’évapore plus vite. L’idée est de déposer sur le carreau un microfilm presque invisible, qui limite fortement la buée et les ruissellements.
Sur des vitres propres et sèches, deux options existent, à répéter tous les quelques jours dans les pièces les plus touchées. Un hygromètre, que l’on trouve autour de 8 €, aide à surveiller que l’humidité reste proche de 40 à 60 % pour renforcer l’effet de ce traitement. Voici une routine rapide à adopter :
- Mélanger un demi-litre d’eau tiède avec une cuillère à café de liquide vaisselle, imbiber un chiffon microfibre, essorer puis frotter la face intérieure sans rincer ; une noisette de produit pur sur un chiffon sec fonctionne aussi.
- Chaque matin, ouvrir largement les fenêtres 5 à 10 minutes après la douche ou la cuisson, puis vérifier que l’hygromètre reste sous 55 à 60 % d’humidité.
En bref
- En plein hiver, de nombreux foyers voient leurs fenêtres ruisseler au réveil, signe d’une condensation liée à l’humidité accumulée la nuit.
- Un simple réflexe d’aération quotidienne, combiné à un usage ciblé de liquide vaisselle, limite fortement la buée et protège les menuiseries.
- Adoptée comme routine du matin avec un hygromètre abordable, cette méthode transforme la gestion de l’humidité intérieure sans travaux lourds.
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