Ces 3 arbustes manquent à votre jardin : plantez-les fin d’hiver pour le remplir d’oiseaux toute l’année
© Reworld Media
En février, un simple trio d’arbustes indigènes suffit à changer le destin des mésanges et rouges-gorges de votre jardin. Encore faut-il les placer au bon endroit.
Les jours rallongent, mais beaucoup de jardins restent étonnamment silencieux, même avec des mangeoires bien remplies. Les mésanges, rouges-gorges ou verdiers se montrent, picorent vite fait… puis disparaissent. Leur vraie question n’est pas « où manger ? », mais « où vivre en sécurité toute l’année ? ».
Tout se joue dans la structure du jardin, plus encore que dans les graines. En fin d’hiver, une courte période permet de planter les bons arbustes pour les oiseaux alors que le sol est frais et les plantes en repos. Les oiseaux, eux, commencent déjà à repérer leurs futurs sites de nidification. Tout se décide maintenant.
Pourquoi février est idéal pour planter des arbustes pour les oiseaux
Le mois de février forme une fenêtre parfaite : le sol reste humide, les arbustes sont en repos, ce qui limite le stress de plantation. Installer sureau, sorbier ou chèvrefeuille à cette période laisse le temps aux racines de s’installer avant les premières chaleurs, ce qui donne une reprise plus vigoureuse au printemps.
Les oiseaux ne s’y trompent pas. Ils choisissent leurs refuges bien avant l’explosion des bourgeons et privilégient les jardins déjà structurés en haies libres ou bosquets. Un trio d’arbustes à baies indigènes offre alors gîte, nourriture et cachettes du printemps jusqu’à l’hiver suivant.
Sureau, sorbier et chèvrefeuille : un trio d’arbustes refuge pour les oiseaux
Le sureau noir (Sambucus nigra) passe souvent pour une mauvaise herbe, pourtant c’est un champion. Ses rameaux denses accueillent facilement les nids dès le printemps, tandis que ses grappes de fruits en fin d’été nourrissent de nombreux passereaux. Il pousse vite, demande peu de soins et convient bien aux jardiniers pressés.
À ses côtés, le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) forme un petit arbre ou une touffe de troncs portant des fruits rouges qui restent longtemps sur les branches, précieux quand les insectes se raréfient. Le tableau se complète avec le chèvrefeuille grimpant indigène (Lonicera periclymenum) : ses fleurs d’été attirent les insectes qui nourriront les oisillons, puis viennent les baies rouges d’automne et un feuillage serré où se cacher.
Créer un véritable refuge : disposition, fouillis végétal et eau
Avoir ces essences ne suffit pas, leur agencement compte tout autant. L’idée est de recréer une lisière protectrice, avec des hauteurs variées. Les règles simples à suivre sont les suivantes :
- placer le sorbier en fond de massif,
- installer le sureau en position intermédiaire,
- laisser le chèvrefeuille grimper sur une clôture ou un vieil arbre.
On peut renforcer la protection avec quelques plantes épineuses comme l’aubépine ou le prunellier au pied du massif. Autre clé souvent oubliée : le fouillis végétal. Un tas de bois, des feuilles au sol ou une zone d’herbes hautes favorisent les insectes, indispensables pour nourrir les couvées. Un point d’eau peu profond, placé en hauteur ou dans un espace dégagé à quelques mètres des buissons et rempli d’une eau régulièrement renouvelée, complète ce refuge vivant sans engrais chimiques, juste un peu de compost bien décomposé.
En bref
- En février, de nombreux jardins restent silencieux malgré les mangeoires, tandis que les passereaux cherchent des refuges durables pour nicher et se nourrir.
- Un trio ciblé d’arbustes pour les oiseaux, planté en fin d’hiver, combine baies, abris et cachettes dans une haie libre très protectrice.
- Agencement en lisière, fouillis végétal et petit point d’eau transforment ce massif en refuge inattendu, avec des effets visibles dès le printemps.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité