Ces 3 races de chat rares et magnifiques sont presque introuvables en France : où aller si vous rêvez d'en croiser une
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Entouré de millions de matous en France, vous ne croiserez pourtant presque jamais un Sokoké, un Peterbald ou un Serengeti. Entre effectifs microscopiques et salons félins confidentiels, ces chats rares vivent dans un tout autre paysage.
En France, on croise des chats partout : sur les rebords de fenêtre, dans les jardins, au pied des immeubles. Avec près de 15 à 16 millions de félins domestiques, le pays adore ses moustachus. Pourtant, au milieu de cette mer de minets tigrés, certains chats rares restent pratiquement invisibles, comme le Sokoké, le Peterbald ou le Serengeti.
Selon la Cat Fanciers’ Association, seuls 2 à 4 % des chats domestiques possèdent un pedigree officiel. Autrement, la grande majorité des matous français reste de type européen. À l’autre extrême, des félins comme l’Ashera peuvent coûter entre 22 000 et 100 000 €, symbole d’un marché très exclusif. Entre ces deux mondes se glissent nos trois chats presque fantômes.
Chats rares : Sokoké, Peterbald et Serengeti si discrets
Dans les faits, même un Maine Coon reste beaucoup plus courant que ces trois races. Le LOOF, qui enregistre les chats de race en France, indique que les dernières inscriptions de Sokoké remontent à 2004. Le Peterbald est cité parmi les races les plus rares au monde, tandis que le Serengeti est encore très peu représenté en Europe.
Cette rareté tient à des effectifs minuscules et à un réseau d’élevage très réduit. Un Sokoké issu d’un élevage sérieux coûte autour de 1 000 à 1 500 €, souvent avec liste d’attente. Le Peterbald, chat nu ou presque, demande une vie en intérieur bien chauffé. Le Serengeti, lui, déborde d’énergie et réclame énormément de temps de jeu.
Sokoké, Peterbald, Serengeti : portraits de chats rares
Originaire de la forêt de Sokoke-Arabuke, au Kenya, le Sokoké a été développé au Danemark dans les années 1980 puis reconnu par la Fédération Internationale Féline en 1993. Son pelage brown marble tabby marbré, sans sous-poil, ressemble à de l’écorce luisante. Silhouette fine, tête triangulaire, grands yeux verts à ambre : il a un look presque sauvage mais reste très affectueux.
Le Peterbald, créé en Russie dans les années 1990, affiche un corps long et musclé, des oreilles immenses et une peau nue ou couverte d’un simple duvet. Ce chat colle souvent à ses humains et tolère mal le froid ou la solitude. Le Serengeti, lui, résulte d’un croisement Bengal et Oriental Shorthair : pattes interminables, robe tachetée, tempérament joueur presque inépuisable.
Où apercevoir ces chats rares en France
Dans les refuges ou les cages de transport du quotidien, ces races ne se montrent presque jamais. Les passionnés les rencontrent plutôt en expo féline. À Charleville-Mézières, la plus grosse exposition sur une journée rassemble plus de 500 chats et 33 races, dont des races rares comme l’American Shorthair, avec 16 juges internationaux et 190 exposants venus du monde entier.
Pour un futur propriétaire, le chemin passe par ces salons et par des éleveurs déclarés, qui présentent pedigrees et conditions de vie. Beaucoup de foyers préfèrent finalement garder leur vieux chat tigré, tout en rêvant devant un Serengeti ou un Peterbald aperçus en exposition, curiosités précieuses dans un pays où les chats rares restent l’exception.
En bref
- En France, malgré 15 à 16 millions de chats domestiques, les races Sokoké, Peterbald et Serengeti restent des chats rares quasi invisibles.
- Une combinaison d’histoire singulière, de contraintes du quotidien et de marché ultra-confidentiel explique en partie la diffusion limitée de ces chats rares.
- Entre expositions félines géantes, éleveurs triés sur le volet et rêves de passionnés, ces félins d’exception circulent dans un réseau bien à part.
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