Votre chat se lèche toute la journée ? Cette erreur de brossage que font tous les maîtres ruine sa santé
© Reworld Media
En plein hiver, une propriétaire réalise que malgré une toilette incessante, son matou accumule nœuds et vomis. À quel point brosser son chat peut-il changer sa santé quotidienne ?
En salle d’attente chez le vétérinaire, on entend souvent la même phrase, un peu gênée : « Oh, vous savez, Félix est très propre, il passe ses journées à se lécher ! », explique un propriétaire en salle d’attente, cité par Trucmania. L’image du chat qui gère tout seul son hygiène rassure, surtout quand on manque de temps ou que l’animal semble déjà passer sa vie à faire sa toilette.
En réalité, ce léchage frénétique occupe déjà près de 30 à 50 % de son temps d’éveil et remplit plusieurs fonctions vitales. Mais entre chauffage hivernal, vie en intérieur et poils qui s’accumulent, cette toilette instinctive ne suffit plus toujours à protéger sa peau et son ventre. C’est là que le besoin de vraiment brosser son chat se révèle.
Chat « autonettoyant » : une toilette vitale mais vite dépassée
La langue du chat est un outil impressionnant, recouvert de papilles cornées qui accrochent les poils, stimulent les glandes sébacées et étalent le sébum, ce film gras qui rend le pelage imperméable et légèrement antibactérien. En étalant sa salive, le félin régule aussi sa température et se calme, un peu comme s’il s’offrait une séance d’auto-thérapie.
Mais cette brosse naturelle ne fait que déplacer et avaler les poils morts. Chez un chat à poils longs, en pleine mue, âgé ou en surpoids, l’accumulation dans le tube digestif forme des boules de poils (trichobézoards) responsables de vomissements, voire d’occlusions intestinales. Sans brossage régulier, il ne peut pas suivre, surtout sur le bas du dos et l’arrière-train qu’il atteint moins bien.
Boules de poils, nœuds, parasites : quand le pelage se dérègle
Le poil mort qui n’est pas éliminé ne tombe pas forcément au sol : il reste coincé dans le sous-poil, créant un feutrage dense. Peu à peu, des nœuds durs se forment, tirent sur la peau et rendent chaque mouvement inconfortable. Sous ces plaques compactes, la peau ne respire plus et peut même s’arracher si on tente de démêler sans précaution.
Ce feutrage crée aussi un microclimat chaud et humide, idéal pour les puces et certaines bactéries, même en plein hiver dans un appartement chauffé. Brosser son chat devient alors un vrai geste de santé : la brosse masse la peau, stimule la circulation, répartit mieux le sébum et limite les pellicules et irritations liées à l’air sec.
Comment brosser son chat sans crise et à la bonne fréquence
Pour que le brossage ne tourne pas au rodéo, la clé réside dans des séances très courtes et douces. On choisit un moment calme, après un repas ou une sieste, on commence par de simples caresses, puis on glisse la brosse dans le mouvement. Dès que la queue fouette ou que les oreilles se couchent, on arrête, sans insister.
Une brosse carde pour retirer le sous-poil mort, un peigne en métal pour les finitions, et surtout une vraie routine font la différence : brossez votre chat au moins deux fois par semaine, davantage si son poil est long ou s’il mue beaucoup. Pour ancrer ce rituel, terminez chaque séance par une récompense, friandise ou jeu, afin qu’il associe le brossage à un moment agréable :
- quelques minutes de brossage dans le sens du poil ;
- un rapide coup d’œil à la peau pour repérer nœuds, rougeurs, parasites ;
- puis une récompense systématique pour clore la séance.
En bref
- Chez le vétérinaire, le propriétaire de Félix est persuadé que sa toilette suffit, alors que le chat passe des heures à se lécher chaque jour.
- Le brossage régulier est décrit comme un véritable soin préventif, limitant différents troubles digestifs et cutanés souvent liés à un pelage négligé.
- Une méthode en micro-séances, fondée sur la lecture des signaux du chat et la récompense, promet de transformer le brossage en rendez-vous apprécié.
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