En 2026, ne posez plus de plinthes : ce détail au ras du sol que choisissent les architectes pour un intérieur chic

En 2026, en France, de plus en plus d’architectes renoncent aux plinthes pour alléger nos salons. Ce détail discret au ras du sol change radicalement l’élégance d’un intérieur.
En 2026, ne posez plus de plinthes : ce détail au ras du sol que choisissent les architectes pour un intérieur chic

Vous avez tout rangé, changé les coussins, déplacé le canapé, et pourtant votre salon garde ce quelque chose de lourd. En 2026, beaucoup d’architectes répondent à ce malaise par une phrase radicale : "je ne pose plus de plinthes". Le tournant déco se joue désormais dans les quelques centimètres qui bordent le bas des murs.

Pendant des décennies, les plinthes classiques en bois, carrelage ou MDF ont semblé aussi évidentes qu’un interrupteur. On les pensait protectrices et pratiques. En ce début d’année où l’on cherche clarté et fluidité visuelle, les architectes questionnent ce réflexe automatique. Et si le secret d’un intérieur vraiment élégant se cachait dans ce minuscule interstice entre mur et sol ?

Pourquoi les plinthes classiques alourdissent votre pièce

La première critique porte sur la rupture visuelle. Une bande de 7 à 10 centimètres qui court tout autour de la pièce crée un cadre au ras du sol. Surtout si elle contraste avec la couleur du mur, cette ligne attire l’œil vers le bas et grignote la hauteur sous plafond. Le volume paraît tassé, moins lumineux, même quand la décoration reste sobre.

Côté pratique, les plinthes débordantes retiennent poussière et moutons, avec un rebord qu’il faut sans cesse nettoyer. Leur épaisseur empêche aussi buffets, bibliothèques ou lits de venir plaquer parfaitement contre le mur. Il reste ce vide agaçant de quelques centimètres où chutent stylos, jouets et câbles, alors que chaque centimètre compte dans un logement urbain.

Joint creux : le détail minimaliste qui fait léviter les murs

À la place, beaucoup d’architectes choisissent le joint creux, ou joint d’ombre, emprunté aux galeries d’art. Le principe : on arrête le placo ou l’enduit à 1 à 2 centimètres au-dessus du sol, en s’appuyant sur un profilé aluminium en Z ou en U inversé caché dans la cloison. Ce retrait crée une fine ligne d’ombre qui donne l’impression que le mur flotte au-dessus du parquet.

Ce vide maîtrisé agit comme un trait de crayon discret qui allonge la pièce. La base des murs disparaît, les matériaux dialoguent directement : béton ciré, pierre ou bois viennent mourir contre une surface blanche sans ajout. En bonus, mur et sol ne se touchent plus, ce qui limite les problèmes de remontées capillaires et les traces d’humidité en pied de cloison.

Joint creux : contraintes, coût et profils pour se lancer

Le joint creux reste un vrai choix architectural, à prévoir dès la conception des cloisons. Les profilés se posent avant le placo, la découpe du sol doit être millimétrée et les murs parfaitement droits. Cette exigence se ressent sur la facture : plusieurs guides évoquent un coût environ 3 à 5 fois supérieur à une plinthe classique, autour de 10 à 20 € le mètre linéaire en fourniture.

Pour un usage confortable, les pros réservent souvent ce détail aux pièces de réception peu malmenées, plutôt dans les constructions neuves ou les rénovations lourdes. La démarche s’accompagne d’une réflexion plus responsable : "il est important de réutiliser et de réparer une partie du mobilier existant au lieu de tout remplacer, ainsi que d’opter pour des fournisseurs locaux et des produits de kilomètre 0", a expliqué Claudina Relat, citée par TN.