Froid malgré le chauffage ? Ce minuscule interstice chez vous ruine confort et facture, test à faire dimanche
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Radiateurs allumés et pieds glacés dans l’entrée : le problème ne vient pas toujours de l’isolation des murs. Ce dimanche, un simple geste sous la porte peut tout changer pour votre confort et votre facture.
Radiateurs allumés, thermostat réglé normalement, et pourtant cette fraîcheur qui s’accroche dans l’entrée et le salon. Lors du récent épisode de grand froid, un sondage auprès de 2 000 utilisateurs de LibertéWatts a montré que 22 % des foyers ont dû monter le chauffage et 18 % ont souffert d’un confort insuffisant.
Beaucoup accusent l’isolation des combles ou des fenêtres. En réalité, un détail bien plus discret ruine le confort : quelques millimètres d’ouverture au niveau de la porte d’entrée. Les ouvertures peuvent représenter 10-15 % des pertes de chaleur d’un logement, et une part importante vient du bas de porte.
Froid persistant : le rôle caché de la porte d’entrée
Sous vos pieds, l’air froid s’infiltre par le moindre interstice et pousse l’air chaud vers le plafond. Ce mouvement crée un courant d’air continu au ras du sol : sensation de pieds froids malgré 19 ou 20 °C au thermostat. Ignorer ce point revient à laisser une fenêtre entrouverte tout l’hiver.
« Cet épisode de grand froid montre que les éco-gestes ne sont pas réservés aux périodes favorables. Même lorsque les contraintes sont fortes, les utilisateurs de LibertéWatts démontrent qu’il est possible de concilier confort, maîtrise de la consommation et solidarité énergétique. Ces résultats confirment que, lorsqu’ils sont bien accompagnés, les ménages ont la capacité d’agir de manière durable, y compris lors des périodes de forte tension sur le réseau », a expliqué Guillaume Faure, fondateur de LibertéWatts, dans des propos rapportés par Petites Affiches.
Ce dimanche, testez le bas de votre porte
Premier indice d’un bas de porte qui fuit : les courants d’air qui vous glacent les chevilles dans l’entrée. Pour vérifier, approchez lentement une flamme de bougie ou un bâton d’encens au ras du sol ; si la fumée se dévie nettement, l’air extérieur s’engouffre chez vous.
Autre test simple : glissez une feuille de papier sous la porte d’entrée fermée. Si elle passe sans résistance, l’interstice est important. En attendant d’acheter un vrai boudin de porte, roulez une grosse serviette et plaquez-la contre le seuil ; la différence se sent vite. Corriger ce seul point peut réduire d’environ 2 % la consommation de chauffage, pour environ 50 € d’achat amortis en moins d’un an.
Isoler le bas de la porte d’entrée : trois options
Diagnostic posé, place à l’action. Trois solutions simples s’imposent :
- Le boudin de porte textile, posé en un geste, coûte 5 à 15 €.
- Le joint d’étanchéité adhésif, 3 à 10 €, se colle sur le bas de la porte.
- La plinthe automatique ou bas de porte à brosse, 15 à 40 €, offre une protection durable.
L’installation reste accessible à tous : mesurer, couper à la bonne longueur, puis nettoyer le bas de la porte à l’alcool ou au vinaigre blanc pour assurer l’adhérence. Pour le cadre, un joint en V en silicone tient mieux dans le temps qu’une mousse classique. En une demi-heure, les courants d’air qui plombaient le confort disparaissent presque toujours.
En bref
- Lors du grand froid, l’enquête LibertéWatts révèle des foyers transis alors que le chauffage tourne, souvent à cause d’un bas de porte mal isolé.
- On y apprend comment repérer les courants d’air sous la porte d’entrée avec des tests très simples à faire ce dimanche, avant d’agir.
- Trois solutions accessibles, adaptées aux petits budgets et aux locataires comme aux propriétaires, promettent de transformer une entrée glaciale en zone bien plus confortable.
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