Lave-linge : arrêtez d’avoir ce réflexe après chaque lessive, il l’abîme et déclenche de fortes mauvaises odeurs

Publié le ParRédaction Elle adore
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Votre lave-linge sent le moisi alors que vous venez de lancer une lessive ? Un réflexe anodin juste après le cycle suffirait à nourrir bactéries et odeurs.

Enchaîner les machines, étendre le linge et passer à autre chose : la scène est familière. Plus tard, certains découvrent des mauvaises odeurs du lave-linge, un parfum de moisi qui s’accroche au tambour et aux vêtements. On accuse la lessive, l’eau ou le programme, alors que la vraie cause se cache dans un geste du quotidien.

Une fois le cycle terminé et le linge sorti, « un réflexe quasi pavlovien s’empare de la majorité des foyers : refermer immédiatement le hublot de la machine à laver », écrit le site Astuces de Grand-Mère. Ce besoin de rangement rassure, surtout dans une petite pièce. Mais en claquant la porte, on piège l’humidité et on prépare, sans le vouloir, un vrai bouillon de culture.

Fermer le hublot après la lessive : un faux ami pour le lave-linge

Fermer la porte donne l’impression d’une tâche bouclée et d’un coin lessive impeccable. Voir un hublot béant au milieu de la pièce peut créer une impression de désordre, voire gêner le passage. Beaucoup pensent aussi protéger la machine de la poussière ou des petits mains curieuses. Sur le moment, tout paraît logique, presque obligatoire pour garder une maison bien tenue.

Dans la réalité, ce réflexe transforme le lave-linge en cage hermétique. L’appareil n’est pas autonettoyant, surtout quand on enchaîne les programmes courts ou à basse température. Détergents, résidus de saleté et microfibres restent collés aux parois. Une fois le hublot fermé, le tambour se change en nid à bactéries au lieu de rester une zone de nettoyage.

Effet bocal : comment l’humidité enfermée fait naître les mauvaises odeurs

Ce que l’on ne voit pas, c’est l’eau qui reste après l’essorage. Même sur un modèle récent, « On estime qu’environ 200 ml d’eau stagnante demeurent piégés dans les méandres du tambour, au fond de la cuve et surtout dans les plis du joint en caoutchouc ». En refermant aussitôt, cette humidité ne peut plus s’évaporer : c’est l’effet bocal.

La chaleur du moteur, l’obscurité du tambour et cette eau captive réunissent toutes les conditions rêvées pour les moisissures. En quelques jours, se forment des dépôts visqueux et des mauvaises odeurs d’humidité qui imprègnent le linge, même fraîchement lavé. À la longue, le joint d’étanchéité noircit, devient poreux, et l’intérieur de la machine s’abîme beaucoup plus vite que prévu.

La bonne routine après la lessive pour laisser respirer la machine

La parade ne coûte rien, si ce n’est un peu de place et de patience. Il est impératif de laisser la porte entrouverte après chaque lavage pour assurer une ventilation naturelle. Une durée de deux à quatre heures suffit pour que le tambour, le joint et le bac à produits sèchent. On estime d’ailleurs que respecter ce temps d’aération permet de prolonger la durée de vie des joints d’environ 30 %.

Avec cette simple habitude, le lave-linge cesse de se transformer en bocal fermé. Les odeurs de moisi et de renfermé diminuent, les traces noires qui marquent le caoutchouc d’étanchéité se raréfient et les dépenses en produits décrassants ou en remplacements de pièces fondent petit à petit. En complément, un décrassage régulier au vinaigre blanc puis au bicarbonate, inspiré des astuces pour lave-vaisselle, aide à garder la cuve propre et l’air du tambour parfaitement neutre.

En bref

  • Dans de nombreux foyers, un automatisme après la lessive transforme le lave-linge à hublot en nid d’humidité stagnante, avec des odeurs de moisi tenaces.
  • Le texte détaille l’effet bocal dans le tambour, l’usure des joints en caoutchouc et une routine d’aération et de nettoyage naturel.
  • De simples changements après chaque machine suffiraient pourtant à chasser les mauvaises odeurs du lave-linge et à prolonger sa durée de vie.