Automne au jardin : sans ces gestes simples des anciens, vous ne verrez jamais d’écureuil de près chez vous
© Reworld Media
À l’automne, certains jardins se remplissent encore d’écureuils roux quand d’autres restent silencieux. Quelques réflexes oubliés des anciens font toute la différence.
Un rayon de soleil d’octobre, un froissement de feuilles, et une silhouette rousse file sur l’écorce d’un vieux tronc. Dans les jardins d’autrefois, ce ballet d’écureuils faisait partie du décor, presque à hauteur de fenêtre.
Nos jardins modernes, ratissés, soufflés, traités, ont souvent fait disparaître ces visiteurs. Or c’est dès l’automne que l’écureuil roux choisit où stocker ses réserves. Pour attirer les écureuils dans son jardin en automne, sans quelques gestes simples inspirés des anciens, inutile d’espérer l’observer vraiment de près.
À l’automne, l’écureuil choisit les jardins où il se sent en sécurité
En octobre, l’écureuil passe ses journées à enterrer noisettes, noix, glands et graines qu’il a trouvées. Il ne hiberne pas vraiment : il devient discret, blotti dans un nid de branches, de mousse et de feuilles mortes, qu’il place dans un coin tranquille.
Pour adopter un jardin, il recherche trois choses : de la nourriture, des abris et la paix. Haies champêtres, tas de bois, quelques noisetiers, peu de chimie ; sans le savoir, les anciens offraient tout cela. Un terrain trop propre et bruyant, lui, le fait fuir.
Tas de feuilles et petite mangeoire : les gestes simples qui changent tout
Nous avons tous déjà ramassé chaque feuille, parfois au souffleur, persuadés de bien faire. Pourtant, un simple tas de feuilles mortes mêlé à quelques brindilles, laissé au pied d’un arbre ou contre un cabanon, devient pour l’écureuil abri, garde-manger et réserve de matériaux pour son nid.
Juste à côté, une mangeoire installée dès octobre, en hauteur sur une branche ou un support, attire les plus hardis. On la remplit légèrement : noix, noisettes, amandes non salées, graines de tournesol, petits morceaux de pomme, jamais de pain ni de restes salés, qui perturbent leur digestion.
Faire de son jardin un refuge durable, sans apprivoiser l’écureuil
Autour de ce duo tas de feuilles–mangeoire, le reste du jardin peut redevenir un refuge vivant. En laissant une haie un peu moins taillée, un petit tas de bois, quelques arbustes denses et des arbres comme noisetiers, chênes ou sorbiers, on offre perchoirs, corridors et fruits, tout en laissant l’écureuil participer à la régénération naturelle en oubliant certaines de ses caches.
Reste la sécurité : pas de raticides ni de pesticides, un point d’eau peu profond changé souvent, des seaux et bassins couverts ou munis d’une branche pour remonter, filets et grillages bien fixés. D’ailleurs, on observe toujours à distance, plutôt à l’aube ou en fin de journée ; si un écureuil reste immobile, marche très lentement ou semble blessé, on appelle un vétérinaire ou un centre de soins, sans chercher à le capturer.
Sources
En bref
- 🍁 En octobre, l’écureuil roux choisit les jardins calmes et nourrissants, loin des pelouses ratissées, pour enterrer ses réserves et préparer l’hiver.
- 🌰 Tas de feuilles, petite mangeoire d’automne et jardin moins tondu composent une formule simple qui change radicalement la fréquentation des écureuils.
- 👀 En ajustant aussi sécurité, points d’eau et façon d’observer, certains parviennent à voir ces animaux de très près, sans jamais les apprivoiser.
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