Groseilliers : si vous ne faites pas ce geste avant mars, vous perdez jusqu’à 40 % de vos fruits

Publié le ParRédaction Elle adore
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En février, vos groseilliers et cassissiers jouent leur récolte de l’été en quelques coups de sécateur. Ce geste précis de fin d’hiver, combiné à un sol bien nourri, change tout.

Vos groseilliers ont donné trois poignées de fruits l’été dernier pendant que ceux du voisin pliaient sous les grappes ? Ce décalage ne vient pas que de la variété ou de la météo. À la toute fin de l’hiver, un simple coup de pouce peut décider de la quantité de baies qui rempliront vos saladiers.

En ce moment précis de mi-février, alors que le jardin semble encore endormi, vos arbustes se préparent pourtant à redémarrer. C’est là qu’intervient la taille groseillier février, cette taille de fin d’hiver à faire avant mars, capable de transformer un buisson timide en réserve de confitures. Le timing change vraiment tout.

Mi-février, le moment décisif pour réveiller vos groseilliers

À la mi-février, les grosses gelées se font plus rares, la sève commence à remonter et les bourgeons gonflent à peine. Tailler maintenant permet aux plaies de cicatriser tranquillement avant les pluies de printemps. Tailler en plein cœur de l’hiver expose ces plaies au gel intense ; attendre que les feuilles soient sorties fatigue inutilement l’arbuste.

Intervenir avant mars évite aussi les fameux pleurs de sève, qui surviennent quand on coupe alors que tout circule déjà dans le bois. Une taille tardive casse des bourgeons prometteurs, retarde la mise à fruit et peut faire perdre jusqu’à 40 % de récolte. Au contraire, tailler maintenant prépare un squelette solide, prêt à porter des grappes lourdes et saines.

Cibler le bois d’un an pour doper la récolte de groseilles

Sur groseilliers et cassissiers, la majorité des fruits vient du bois d’un an et de deux ans, jeune, clair et lisse, souvent beige ou doré. Le vieux bois, plus sombre, rugueux, parfois couvert de lichens, ne donne plus que quelques petites baies acides. En privilégiant les rameaux récents, une taille bien conduite peut offrir jusqu’à 40 % de fruits en plus.

L’idée est simple : garder une dizaine de branches vigoureuses, bien réparties autour de l’arbuste, et supprimer au ras du sol ce qui freine la production. On enlève le bois de plus de trois ou quatre ans, le bois mort, les rameaux qui se croisent ou poussent vers l’intérieur et ceux qui traînent au sol. Ces coupes forcent l’arbuste à émettre de nouveaux rejets puissants depuis la souche.

Le bon geste au sécateur, puis le soin du sol juste après

Pour réussir cette séance, mieux vaut un sécateur à lames franches, bien affûté, qui tranche sans écraser. Une branche écrasée ou déchiquetée est une porte ouverte aux bactéries et aux parasites. On désinfecte les lames à l’alcool à 90° avant de passer à un autre arbuste, puis on coupe en biseau, environ 5 millimètres au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur.

Après la taille, on ramasse les branches pour éviter d’abriter maladies et insectes. Au pied, une poignée de compost mûr ou d’engrais spécial petits fruits, puis 5 à 10 cm de paillis végétal suffisent. Pour garder l’essentiel en tête :

  • Mi-février, jour sec, hors gel
  • Garder bois jeune, centre aéré
  • Compost, engrais, paillis en place

Sources

En bref

  • Mi-février, en France, les groseilliers et cassissiers entrent en phase de réveil, moment clé pour une taille groseillier février vraiment efficace.
  • La méthode privilégie le bois d’un an, élimine progressivement les vieilles branches et ouvre le centre de l’arbuste pour plus de lumière et d’air.
  • En ajoutant compost mûr, engrais pour petits fruits et paillis végétal après la coupe, ce simple rituel de fin d’hiver prépare une récolte différente.