Jardin de printemps : ces aménagements à faire avant de sortir la tondeuse pour ne pas décimer les hérissons

Publié le ParRédaction Elle adore
Jardin de printemps : ces aménagements à faire avant de sortir la tondeuse pour ne pas décimer les hérissons © Reworld Media

Alors que vous ressortez tondeuse et taille‑haies, les hérissons d’Europe se réveillent amaigris sous les feuilles. Quels gestes de printemps transforment votre jardin en refuge plutôt qu’en piège ?

Au premier soir doux de mars, quand les coussins de terrasse ressortent, un autre réveil se joue en silence : sous les tas de feuilles, les hérissons déroulent lentement leurs piquants. Amaigris, engourdis, ils traversent des jardins déjà bourdonnants de tondeuses et de taille-haies.

Après l’hibernation, certains ont perdu jusqu’à 30 % de leur poids et doivent vite retrouver nourriture, eau et cachettes sûres. Espèce intégralement protégée en France, le hérisson d’Europe est aussi un précieux allié du potager. Comment aménager le jardin de printemps pour vraiment l’accueillir ?

Printemps : une période décisive pour accueillir les hérissons au jardin

De l’automne au tout début du printemps, le hérisson s’est souvent enterré dans un tas de feuilles, un coin de haie ou sous un cabanon. À son réveil, chaque dépense d’énergie compte : un jardin trop « propre », ras et éclairé, l’épuise plus qu’il ne l’aide.

Un jardin sans pesticides, avec herbes un peu hautes, zones de friche et sol non traité, lui offre à la fois abri et garde-manger. Comme le rappelle Le Parisien : « En chassant limaces, escargots, insectes et vers, le hérisson aide naturellement à préserver le potager ».

Avant de jardiner : sécuriser et ouvrir le terrain

Nous avons tous déjà lancé la tondeuse dès les premiers rayons, sans imaginer qu’un hérisson pouvait dormir juste là. Au printemps, vérifier systématiquement pieds de haies, tas de feuilles, broussailles et compost avant de tondre, débroussailler ou brûler évite bien des drames, tout comme ranger filets, bâches et outils au sol.

Autre geste clé pour accueillir les hérissons au jardin au printemps : ménager des ouvertures de 10 à 15 cm à la base des grillages mitoyens, côté jardins plutôt que côté rue. Alignées avec les voisins et dissimulées par une bordure végétale, ces petites portes deviennent de véritables corridors nocturnes.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10

Sécurité des déplacements
Corridors verts continus

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

Le hérisson parcourt chaque nuit un territoire bien plus grand qu’un seul jardin. En créant des passages de 10 à 15 cm dans les clôtures mitoyennes et en les bordant de haies ou de haies mortes, on reconstitue une lisière continue où il peut circuler, chasser et se cacher sans longer la route.

💡

Le petit plus : Couper ces ouvertures à plusieurs en se coordonnant avec les voisins, puis marquer discrètement les endroits concernés côté rue, pour sensibiliser le quartier sans attirer les prédateurs.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : Clore totalement le jardin avec un grillage plaqué au sol ou ne laisser qu’un passage ouvert sur la chaussée, ce qui oblige les hérissons à longer les routes où ils finissent souvent écrasés.

Haies, abris et points d’eau : un refuge complet

Autour des clôtures, miser sur un trio de haies – persistante, florifère et à baies – offre coupe-vent, insectes et feuilles pour le nid ; une haie morte d’environ 50 cm d’épaisseur, remplie de branches de taille, ajoute des cachettes sèches. Pour Jean‑Yves Meignen, « C’est un vrai refuge écologique ». Ajoutez un abri discret sous la haie, une simple gamelle d’eau, et en cas de hérisson blessé, un appel à un centre de soins faune sauvage.

Sources

En bref

  • 🌿 Au printemps, en France, les hérissons d’Europe sortent amaigris de l’hibernation tandis que les jardiniers redémarrent tontes, tailles et grand nettoyage.
  • 🛠️ Le guide détaille les ouvertures dans les clôtures, les haies adaptées, les abris simples et les points d’eau sécurisés pour accueillir ces animaux.
  • 🦔 Entre statut d’espèce protégée, pièges de jardin insoupçonnés et science participative, quelques choix de printemps suffisent à changer le destin des hérissons.