Plantes d’intérieur : ces 5 cadeaux de fin d’année condamnés à mourir chez vous (et ce n’est pas de votre faute)
Sur le buffet, la fête est finie mais les pots fleuris sont encore là. L’azalée rose qui débordait de fleurs penche la tête, le cyclamen affaisse ses tiges, la terre du gardénia craquelle. En quelques semaines, ces cadeaux de fin d’année ont viré au petit cimetière végétal. Beaucoup se disent alors qu’ils n’ont décidément pas la main verte.
On tente un arrosage de secours, on change de place, on soupçonne un excès d’engrais, rien n’y fait. Les feuilles jaunissent, les boutons tombent avant d’éclore, les tiges se ratatinent. En réalité, l’échec était quasiment inscrit dès l’achat de ces potées. La vraie explication se cache loin de votre salon.
Pourquoi ces plantes d’intérieur cadeaux sont presque condamnées d’avance
La majorité de ces plantes d’intérieur ont été "dopées" en serre pour être parfaites au pied du sapin. Hygrométrie contrôlée, lumière abondante, température idéale : tout est réglé pour forcer la floraison pile pour les fêtes. Une fois posées dans un appartement chauffé, elles subissent un choc brutal, thermique et lumineux, auquel elles résistent rarement.
En janvier, nos radiateurs maintiennent 20 à 21 degrés, avec un air qui descend souvent sous 40 % d’humidité alors que ces tropicales réclament jusqu’à 70 ou 90 %. Pour elles, c’est comme passer d’une salle de bain humide à un désert sec. Au même moment, la lumière manque cruellement : journées courtes, soleil bas, ciel gris. La plante épuise ses réserves, largue ses fleurs, puis décline, même si vous l’arrosez "comme il faut".
Azalée, cyclamen, gardénia… ces 5 plantes qui détestent nos salons
L’azalée et le cyclamen adorent la fraîcheur ; ils se plaisent autour de 10 à 15 degrés. Dans un salon à 20 degrés, leur durée de vie se compte en jours : l’azalée sèche, perd feuilles et boutons, le cyclamen s’affaisse, ses pétales ramollissent. Ils supporteraient bien mieux un vieux vestibule peu chauffé ou une cage d’escalier lumineuse qu’un séjour cosy.
Le gardénia cumule les exigences : air humide, température stable, lumière généreuse. Le moindre courant d’air froid ou coup de chaud de radiateur lui fait avorter ses boutons parfumés. Le rosier miniature, souvent vendu comme plante jetable, réclame en réalité l’extérieur et un vrai soleil, sans air sec qui attire les araignées rouges. Quant à la primevère, plante de massif par nature, la maintenir sur une table basse chauffée revient à la condamner à flétrir à toute vitesse.
Comment limiter la casse et préparer une vraie seconde vie à ces plantes
Pour prolonger un peu ces cadeaux, il faut surtout tricher avec le climat. Éloignez-les d’urgence des radiateurs, poêles et cheminées, et installez-les dans la pièce la plus fraîche mais lumineuse possible. Pour recréer une bulle d’humidité autour du feuillage, la méthode des billes d’argile fonctionne très bien :
- Remplir une large soucoupe de billes d’argile.
- Ajouter de l’eau jusqu’à mi-hauteur des billes.
- Poser le pot dessus, sans que le fond baigne dans l’eau.
Si malgré tout la plante dépérit, grattez légèrement l’écorce à la base : vert, elle peut repartir, tout marron et cassant, direction composteur. Certaines, comme les primevères, les rosiers miniatures ou quelques azalées rustiques, peuvent patienter tant bien que mal jusqu’en mars puis être plantées dehors, en les acclimatant doucement. La prochaine fois que vous offrirez une plante, choisir une espèce moins capricieuse évitera cette hécatombe de janvier.