Plantes d’intérieur : cette odeur discrète dans le pot vous dit d’arrêter d’arroser avant qu’il ne soit trop tard
Vos plantes baissent la tête, les feuilles pendent et le chauffage tourne à plein régime. Dans ce décor d’hiver, beaucoup courent chercher l’arrosoir, persuadés que le ficus ou le monstera étouffent de soif. Ce réflexe rassure, il donne l’impression de prendre soin. Mais il peut signer le début de la noyade.
En janvier, la plupart des plantes d’intérieur sont pourtant en repos : lumière faible, croissance ralentie, besoins en eau divisés. Une plante qui buvait un grand verre par semaine en été ne réclame parfois que quelques gorgées en hiver. Quand son feuillage s’affaisse, le vrai signal n’est pas en haut, mais caché dans le pot.
Feuilles molles : quand le signe de soif cache une plante trop arrosée
Quand une plante manque d’eau, ses cellules perdent leur fermeté et les tiges se ramollissent. Exactement la même scène se joue quand les racines baignent dans un terreau gorgé d’eau : abîmées, elles n’acheminent plus la sève vers le haut. Résultat, même silhouette molle, même jardinier inquiet qui ajoute encore un arrosage.
Pour démêler le vrai du faux, il faut toucher les feuilles. En cas de sécheresse, elles brunissent sur les bords, deviennent sèches et cassantes, comme du papier qui s’effrite. Lors d’un excès d’arrosage, elles jaunissent doucement, restent souples, parfois un peu molles, puis tombent. Certaines plantes charnues développent même de petites cloques : c’est l’œdème.
Ce signe qu’on ne voit pas : l’odeur du terreau et l’agonie des racines
Le vrai détecteur de la plante trop arrosée, c’est souvent le nez. Un pot sain sent la forêt après la pluie. Quand la terre est saturée d’eau, l’air disparaît entre les grains, les bactéries anaérobies s’emballent et une odeur de vase, de marécage ou d’œuf pourri monte du substrat. Là, l’alarme est maximale.
En dépottant, le verdict devient évident. Des racines saines sont claires, fermes, légèrement élastiques. Quand l’excès d’eau dure, elles brunissent, deviennent molles et visqueuses, parfois se délitent en bouillie ; la gaine extérieure glisse et laisse un filament nu. Les champignons comme le pythium finissent alors de bloquer l’absorption d’eau : la plante meurt de soif au milieu de l’eau.
Sauver une plante qui a trop d’eau : gestes d’urgence et nouvelles habitudes
Face à ces signes, il faut arrêter d’arroser. Sortez la motte du cache-pot et laissez-la égoutter sur du papier absorbant dans une pièce tempérée. Puis coupez toutes les racines brunes avec un sécateur désinfecté et rempotez dans un terreau neuf, léger et bien drainé, sans ajouter d’eau pendant quelques jours.
"J’ai reçu une superbe orchidée l’année dernière, mais je suis Scorpion… Je n’ai jamais réussi à la garder en vie, elle ne me ressemblait pas du tout." témoigne Sylvie, aidante familiale de 62 ans, auprès de My Jugaad. "Nous proposons ce qui part le plus vite, pas ce qui correspond à chaque personnalité. Les collections zodiacales sont encore marginales", explique Alain, vendeur depuis 18 ans. Pour éviter les erreurs d’arrosage, testez la terre avec un doigt, vérifiez les trous de drainage et videz la soucoupe.