Rénovation écolo : sans cet isolant naturel venu de vos placards, vous risquez de ruiner votre confort d’été
Vous préparez vos travaux, choisissez des peintures sans solvants, un chauffage performant… mais votre projet de rénovation écologique oublie peut-être l’isolant. Dans bien des maisons, il est ancien alors que la solution se cache dans les placards.
Un matériau issu de vieux jeans et t-shirts transforme nos déchets en rempart contre le froid. Cette laine de coton recyclée isole combles et cloisons tout en détournant des textiles de l’enfouissement.
La laine de coton recyclée, quand vos vieux vêtements deviennent isolant
La filière récupère les vêtements donnés, les trie puis les effiloche. Les fibres sont traitées contre le feu et les moisissures, puis assemblées en panneaux ou rouleaux qui se posent comme une laine minérale.
Sa structure fibreuse emprisonne l’air dans de petites poches immobiles, ce qui crée une barrière thermique efficace. Le coton régule l’humidité : il en absorbe une part puis la restitue sans perdre ses qualités ni provoquer de froid humide.
Confort d’été, silence et pose facile : les atouts au quotidien
On parle beaucoup du confort d’hiver, moins de celui d’été. Grâce à sa densité, la laine de coton ralentit l’entrée de la chaleur : le soleil de midi ne se ressent que le soir, une climatisation naturelle sans bruit.
La même densité agit comme un piège à sons appréciable au quotidien. Pour les bricoleurs, le chantier devient plus supportable : pas de combinaison intégrale ni de fibres qui grattent, le matériau est doux au toucher, tout en restant éligible à MaPrimeRénov' et aux CEE.
Un maillon de l’économie circulaire, du textile aux routes et au mobilier
Comme l’explique Julien Masciotra, cité par Radio Vinci Autoroutes : "L'enrobé, qui constitue les structures de chaussée des autoroutes, c'est un matériau composé de deux constituants. D'une part le bitume et des granulats. Ce sont des petits cailloux qui proviennent des carrières." "On les rabote par moyen mécanique, c'est un gros engin qui va venir fragmenter l'enrobé qui est en place. En centrale de fabrication d'enrobés, on va incorporer en plus ces matériaux de recyclage." "Il y a des analyses sur le matériau qu'on va valoriser en recyclage. Quelle proportion de cailloux de différentes tailles on a dans le matériau qu'on va recycler… On analyse aussi le bitume vieilli pour voir ses caractéristiques. En fonction de toutes ces analyses qu'on a faites sur le matériau qu'on veut recycler, on va déterminer un taux de réincorporation de ce matériau en recyclage dans les enrobés neufs."
Même logique chez Sarah Bergot, citée par Le Télégramme : "Notre point de départ, c’est toujours de valoriser la matière existante et cela faisait un temps que nous avions le souhait d’utiliser cet autre matériau recyclé dans nos créations. C’est aussi une façon d’avoir une offre plus large" "Tous ces articles sont réalisés à partir d’anciens meubles de cuisine" "On a besoin de savoir si les gens sont intéressés avant de commencer à fabriquer en petite série. C’est le système de la précommande, qui permet d’ailleurs une réduction de 10 % sur le prix".