Stop au basilic qui fane en hiver : ce petit bouchon que peu de jardiniers utilisent change tout chez vous
Chaque hiver, le joli pot de basilic posé près de l’évier finit en tiges molles et feuilles noircies. On accuse le froid, on change de marque au supermarché, puis on finit par le jeter en pensant que c’est inévitable.
En réalité, ce basilic qui fane en hiver souffre surtout d’un combo fatal : froid, manque de lumière et terre détrempée. Une simple astuce, méconnue même de bons jardiniers, à base de bouchon de liège, peut pourtant lui sauver la mise tout en renforçant quelques réglages basiques.
Pourquoi le basilic s’écroule dès que l’hiver arrive
Plante de chaleur, le basilic commence à souffrir dès que le thermomètre passe sous 10 °C. Laisser le pot sur le balcon ou sur un rebord de fenêtre extérieur le condamne presque à coup sûr. Avant les premiers froids, il vaut mieux rentrer la plante, la placer dans un pot muni de trous de drainage, rempli d’un terreau léger pour aromatiques, et arroser juste assez pour aider la reprise.
En hiver, la vraie menace vient aussi de l’eau stagnante. Avec la pluie résiduelle, le chauffage et un arrosage trop généreux, la terre se transforme en éponge détrempée. L’excès d’eau s’accumule au fond, les racines manquent d’oxygène, les champignons et moisissures s’installent : feuilles qui jaunissent, tiges qui ramollissent, odeur de moisi quand on soulève le pot. Une soucoupe pleine en permanence aggrave encore la situation.
Le bouchon de liège, petite éponge qui change tout
Le liège possède une structure alvéolée qui absorbe une partie de l’humidité en trop. Glissé dans la terre du basilic, ce bouchon agit comme une mini-éponge qui limite les poches d’eau stagnante et améliore l’aération du substrat. Les racines respirent mieux, la terre reste plus saine et les risques de pourriture diminuent, ce qui aide le basilic à rester vert bien plus longtemps en pot l’hiver.
L’astuce fonctionne avec un bouchon en liège naturel, propre et non parfumé, issu d’une bouteille de vin classique. On évite les versions agglomérées ou synthétiques. Lors d’un rempotage, on place un bouchon (ou deux selon la taille du pot) au fond du contenant avant d’ajouter le terreau. Sur un pot déjà planté, on enfonce légèrement le bouchon en surface, là où l’humidité se concentre. Ce geste complète un bon drainage mais ne le remplace pas, et le bouchon se change dès qu’il devient spongieux ou moisi, au moins une fois par an.
Les bons réflexes pour un basilic touffu tout l’hiver
À l’intérieur, le basilic a besoin d’au moins six heures de lumière par jour. Un emplacement près d’une fenêtre orientée sud ou est, à une température stable entre 18 et 22 °C, lui convient bien. Si la luminosité manque, une lampe de croissance LED peut prendre le relais. Côté eau, on attend que la surface du substrat sèche avant d’arroser, sans mouiller le feuillage, puis on vide systématiquement la soucoupe.
Les gestes de taille comptent autant. Plutôt que de cueillir les feuilles une à une, on coupe l’extrémité d’une tige juste au-dessus d’un nœud où deux feuilles se rejoignent : la plante se ramifie et reste compacte. Les fleurs sont supprimées dès leur apparition pour que l’énergie reste sur les feuilles. Pour sécuriser la saison, une tige d’environ 10 cm, placée dans un verre d’eau après retrait des feuilles du bas, développe des racines en une semaine avant d’être replantée dans un petit pot au chaud.