Cette boisson du petit-déjeuner serait liée à plus d'infarctus chez ceux qui en boivent plusieurs verres par jour

Publié le ParRédaction Elle adore
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Bol du matin, verre au dîner : et si le lait pesait aussi sur la santé de votre cœur ? Entre études rassurantes et signaux d’alerte, le débat s’intensifie.

« Bois ton lait, c’est bon pour les os ! », a bercé des générations d’enfants en France. Le grand verre de lait reste associé à la croissance, au calcium et à une santé solide. En cette fin d’hiver 2026, plusieurs travaux scientifiques viennent pourtant troubler cette image rassurante et poser une question inattendue sur notre cœur.

Ces études constatent qu’une consommation très élevée de lait à boire pourrait aller de pair avec davantage de maladies cardiovasculaires, dont des atteintes des artères coronaires et des cas d’infarctus du myocarde. Toutes ne concluent pas de la même façon, mais un signal revient : chez les gros buveurs de lait, cette maladie du cœur semble plus fréquente.

Gros buveurs de lait : ce que montrent les études sur le cœur

Plusieurs analyses portant sur de larges populations observent un lien entre forte consommation de lait non fermenté et hausse du risque de problèmes cardiaques. Les personnes qui boivent plusieurs grands verres par jour présentent davantage d’événements comme l’infarctus que celles qui se contentent d’un verre occasionnel. Autrement dit, « la dose fait le poison », lorsque le lait devient une boisson de table.

Les chercheurs avancent une piste biologique. Le lactose du lait est dégradé dans l’organisme en galactose, un sucre qui, en excès, favoriserait un stress oxydatif. Cette agression répétée des cellules entretient une inflammation chronique silencieuse qui fragilise les parois des artères et facilite la formation d’athérosclérose, terrain sur lequel surviennent les accidents cardiaques.

Lait non fermenté ou produits fermentés : un impact très différent

Les signaux d’alerte concernent surtout le lait fluide que l’on boit au verre ou dans un bol de céréales. Les yaourts, fromages et autres produits laitiers fermentés ne montrent pas les mêmes effets dans les études disponibles. La fermentation consomme une partie du lactose et apporte des bactéries bénéfiques, ce qui changerait la façon dont ces aliments agissent sur notre cœur.

Autre nuance : plusieurs travaux qui concluent à un effet protecteur global des produits laitiers additionnent lait, yaourts et fromages dans une même catégorie. Le signal de risque spécifique au lait à boire se retrouve alors dilué. Quand on isole ce lait non fermenté, le profil apparaît moins favorable pour les artères coronaires.

Adapter sa consommation de lait pour ménager son cœur

Les données ne demandent pas de bannir le lait, mais invitent à revoir les habitudes quand il devient la boisson principale de la journée. Les signaux de sur-risque concernent surtout ceux qui dépassent plusieurs grands verres quotidiens, parfois proches d’un litre, loin d’un simple bol de temps en temps. La modération et la variété restent les maîtres mots.

Concrètement, beaucoup peuvent ajuster leur consommation sans se priver :

  • garder un bol de lait si on y tient, mais éviter plusieurs verres à chaque repas ;
  • remplacer une partie du lait fluide par des yaourts nature, des fromages blancs ou des petits fromages ;
  • chercher le calcium aussi dans les eaux minérales, les sardines en conserve, les amandes, les choux ou les légumineuses.

En bref

  • En cette fin d’hiver 2026, plusieurs études questionnent le lien entre lait de vache non fermenté, maladies cardiovasculaires et infarctus du myocarde.
  • Des recherches observent davantage d’événements cardiaques chez les gros buveurs de lait fluide, avec un effet dose-réponse selon la quantité bue chaque jour.
  • Le contenu détaille aussi pourquoi produits laitiers fermentés, alternatives calciques et modération pourraient changer la donne pour la santé du cœur.