Février glacé : ce cocktail au whisky de seigle et zeste d’agrumes va transformer vos longues soirées d’hiver
© Reworld Media
Un soir d’hiver, la Nouvelle-Orléans s’invite dans le verre avec un Sazerac au whisky de seigle, sec et profondément aromatique. Comment ce rituel aux agrumes transforme-t-il un simple apéritif en moment contemplatif ?
Février s’installe, avec sa pluie froide et sa lumière grise. Les bulles légères et les spritz d’été semblent soudain déplacés. On a envie d’un verre qui tienne chaud, avec du caractère, à siroter lentement.
Dans ces soirées-là, le cocktail Sazerac trouve toute sa place. Né au XIXe siècle dans le quartier français de la Nouvelle-Orléans, présenté comme le premier cocktail américain, ce mélange sec et aromatique n’a rien d’un jus de fruits maquillé. Il cache une alliance de whisky de seigle et de zeste d’agrumes qui mérite qu’on s’y attarde.
Sazerac au whisky de seigle : un classique de Nouvelle-Orléans pour l’hiver
À l’origine, le Sazerac était préparé au cognac Sazerac-de-Forge et Fils, dans le Vieux Carré. L’apothicaire créole Antoine Peychaud y ajoutait son amer rouge vif, aujourd’hui connu sous le nom de Peychaud’s Bitters, servi dans de petits coquetiers. Quand le phylloxéra a ravagé les vignes françaises, le cognac a laissé sa place au seigle américain.
Aujourd’hui, le Sazerac au seigle s’impose comme un cousin plus tranchant de l’Old Fashioned. Là où le bourbon offre une douceur vanillée, le rye apporte des notes épicées, sèches, presque poivrées. On ne cherche pas ici un cocktail sucré, mais une boisson assaisonnée, portée par la tension entre l’amer, l’alcool et une pointe d’absinthe.
Les ingrédients clés d’un Sazerac intense au seigle et zeste d’agrumes
Pour obtenir un Sazerac vraiment intense, tout commence par le choix des produits. Le whisky de seigle doit titrer au moins 45 à 50 degrés, pour garder du relief malgré la dilution. Autour de lui gravitent le sucre, l’amer et la fameuse fée verte. Pour un verre, il vous faut :
- 6 cl de whisky de seigle
- 1 morceau de sucre ou 5 ml de sirop de sucre
- 3 à 4 traits de Peychaud’s Bitters
- 1 cl d’absinthe pour rincer le verre
- 1 grand zeste de citron (ou d’orange pour une variante)
- Des glaçons en quantité généreuse
Le morceau de sucre écrasé avec un peu d’eau reste la méthode la plus traditionnelle, même si un sirop simple fonctionne. Les Peychaud’s apportent leur couleur rouge et leurs notes d’anis et de cerise, difficiles à imiter. L’absinthe ne fait que tapisser le verre. Le zeste doit être exprimé au-dessus du cocktail, puis passé sur le rebord pour déposer ses huiles.
Recette pas à pas et variantes modernes du Sazerac au seigle
La préparation suit un petit rituel. Refroidissez d’abord un verre Old Fashioned rempli de glace. Dans un verre à mélange, combinez sucre et bitters, ajoutez 6 cl de rye, une bonne quantité de glace bien sèche, et remuez jusqu’à ce que le mélange soit glacé. Videz la glace du verre de service, rincez-le avec l’absinthe, jetez l’excédent, puis filtrez le cocktail sans glaçon et ajoutez le zeste exprimé.
Les puristes restent fidèles au rye intense, mais il existe des variations séduisantes. Un cognac VSOP redonne au Sazerac son visage d’origine, plus velouté, tandis qu’un bourbon offrira un profil plus rond et vanillé. À Nice, certains bars revisitent la recette en Fig Sazerac, avec cognac infusé à la figue et rye, servi avec des fromages bleus ou des charcuteries poivrées.
En bref
- En février, le Sazerac au whisky de seigle, né à la Nouvelle-Orléans et marqué par Peychaud, s’impose comme alternative sèche et structurée à l’Old Fashioned.
- La recette détaille un Sazerac intense au seigle fort, Peychaud’s Bitters et absinthe en rinçage, terminé par un zeste d’agrume exprimé au-dessus du verre.
- Entre variantes au cognac ou bourbon, Fig Sazerac niçois et accords avec fromages bleus, le cocktail Sazerac au whisky de seigle révèle d’autres facettes intrigantes.
Abonnez-vous pour ne rien rater de l’actualité