Février : plantez ce fruitier méconnu qui donne des fruits exotiques dès cet automne au jardin
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Au moment où la saison des plantations s’achève, un arbre discret promet des récoltes rapides sans produits chimiques. Rustique, lumineux et étonnant, il pourrait bien voler la vedette aux pommiers.
Février s’installe, les catalogues de pépiniéristes s’empilent et la même question revient : quel arbre planter maintenant sans attendre cinq ans avant de goûter un premier fruit ? Beaucoup se tournent encore vers les pommiers ou les poiriers, pourtant longs à s’installer. Au fond des rayons, un fruitier discret coche toutes les cases des jardiniers pressés et gourmands.
Encore méconnu, le plaqueminier (Diospyros kaki) a longtemps été cantonné au pourtour méditerranéen alors qu’il s’adapte très bien à la majorité des régions françaises. Cet arbre, qui donne les fameux kakis, se plante idéalement en fin d’hiver à racines nues, quand la sève ne circule presque pas. Installé en ce début février 2026, il peut déjà offrir dès l’automne une poignée de fruits sucrés aux allures de surprise exotique.
Plaqueminier : l’arbre à kaki rustique qui supporte le froid
Une fois bien enraciné et son bois durci, ce fruitier encaisse des températures proches de -15°C, voire -18°C. Sa floraison tardive, en général entre fin mai et juin, lui permet d’échapper aux gelées printanières qui ruinent tant de récoltes. Même au nord de la Loire, un emplacement en plein soleil et un peu abrité suffit pour le garder en forme.
Côté fruits, les variétés anciennes, très astringentes, doivent attendre d’être blets pour devenir agréables. Les sélections récentes de type kaki-pomme, comme Persimmon, Fuyu ou Rojo Brillante, se croquent au contraire fermes, presque comme des pommes, avec une saveur douce rappelant la vanille et l’abricot. À l’automne, feuillage rouge feu et boules orange vif suspendues aux branches nues illuminent le jardin tout en apportant vitamine C et antioxydants.
Février, la période idéale pour planter le plaqueminier à racines nues
Le 5 février 2026 tombe en plein cœur de la saison de plantation des fruitiers vendus à racines nues, qui s’étend de décembre à mars. Dans cet état de dormance, le plaqueminier supporte très bien la transplantation, la sève n’ayant pas encore commencé à monter. Par rapport à un arbre en conteneur, plus coûteux et souvent aux racines enroulées, le plant à racines nues s’installe vite et forme un enracinement équilibré, ce qui peut offrir une petite récolte de kakis dès l’automne suivant sur un sujet greffé de deux ou trois ans.
Pour maximiser la reprise, le sol doit être préparé avec soin. Le plaqueminier aime les terres profondes et riches mais redoute l’humidité stagnante : on praline d’abord les racines dans une boue argileuse, puis on creuse un trou d’environ 80 cm dans tous les sens pour bien ameublir, en ajoutant un peu de sable ou de gravier si la terre est lourde. Le plant est placé en plein soleil, le point de greffe juste au-dessus du sol, puis arrosé abondamment, même s’il pleut, pour coller la terre aux racines et chasser les poches d’air.
Un fruitier sain et généreux pour un automne haut en couleur
Une fois bien installé, le plaqueminier demande très peu d’entretien : un peu d’arrosage les premières années et aucun traitement lourd, car il reste peu sensible aux maladies courantes et attire rarement des ravageurs. Quand le jardin se vide de couleurs, il se couvre de kakis en octobre ou novembre, à savourer crus, en salade de fruits ou en compote.
En bref
- Le 5 février 2026, le plaqueminier Diospyros kaki s’invite dans les jardins français comme alternative rustique et méconnue aux pommiers et poiriers classiques.
- La plantation à racines nues, concentrée entre décembre et mars, bénéficie particulièrement du mois de février pour favoriser une reprise rapide et un enracinement équilibré.
- Entre feuillage rouge, fruits orange et chair sucrée, ce fruitier discret promet à l’automne une scène inattendue pour le jardin comme pour la table.
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