Température de la chambre : cette erreur que beaucoup font sabote l'endormissement et le sommeil profond
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La nuit, quelques degrés de plus ou de moins dans la chambre suffisent à bouleverser endormissement et sommeil profond. Comment ajuster ce thermostat invisible pour enfin récupérer vraiment ?
En hiver, beaucoup montent le chauffage ou empilent les couvertures en espérant mieux dormir, sans toujours comprendre pourquoi leurs nuits restent hachées. On accuse le stress, les écrans, la literie, mais un paramètre discret pèse lourd : la température de la chambre. Quelques degrés de trop ou de moins suffisent à transformer une nuit paisible en succession de réveils.
Les recherches sur le sommeil montrent que notre corps doit légèrement se refroidir pour lancer l’endormissement puis installer le sommeil profond. Quand l’air de la chambre contrarie cette baisse naturelle de température corporelle, les cycles se dérèglent : on s’endort plus difficilement et les phases réparatrices se raccourcissent. Reste à savoir dans quelle zone de fraîcheur votre nuit devient vraiment plus efficace.
Pourquoi la température de la chambre pilote votre endormissement
Au début de la nuit, l’horloge biologique fait légèrement baisser la température interne. Ce signal aide le cerveau à passer du mode veille au repos. Si l’environnement est trop chaud, la peau peine à évacuer la chaleur ; le cœur bat un peu plus vite, la transpiration augmente, le cerveau reste en alerte. Le temps d’endormissement s’allonge et le premier cycle de sommeil devient plus léger.
Quand la chambre est très froide, un autre mécanisme se met en marche : les muscles se contractent pour produire de la chaleur, les épaules se nouent sous la couette, les frissons coupent le relâchement. Ces micro-réveils perturbent les cycles circadiens et grignotent les phases de sommeil profond, celles où le corps répare les tissus et recharge les batteries pour le lendemain.
16 à 18°C : la fourchette qui maximise le sommeil profond
Les travaux récents convergent : maintenir la chambre entre 16°C à 18°C la nuit favorise, pour la majorité des adultes, un endormissement plus rapide. Dans cette zone, la température ambiante accompagne la baisse naturelle de la température corporelle au lieu de la contrarier. Des données montrent qu’une chambre réglée dans cette fourchette augmente en moyenne la durée du sommeil profond de 22 % par rapport à une pièce trop chaude ou trop froide, soit plusieurs dizaines de minutes gagnées.
Cette règle concerne surtout l’adulte en bonne santé. Pour un bébé, les recommandations se situent un peu plus haut, autour de 18°C à 20°C, car sa régulation thermique reste fragile. Chez les personnes âgées, certaines études observent un sommeil plus efficace entre 20°C et 25°C. Le principe reste le même : une chambre fraîche mais pas glaciale, ajustée au ressenti, qui n’oblige ni à grelotter ni à transpirer.
Les bons gestes pour régler la température de votre chambre
Un thermomètre d’intérieur posé à hauteur du lit permet de connaître la vraie température de la chambre, souvent différente du thermostat du salon. L’idéal est d’aérer une dizaine de minutes avant le coucher pour renouveler l’air et faire légèrement chuter les degrés, puis de régler le chauffage pour rester proche de la zone visée pendant la nuit.
Le reste se joue dans les détails : couette adaptée à la saison, linge de lit en coton ou en lin, matelas et oreiller respirants, pyjama pas trop épais. Tester une baisse d’un degré sur quelques nuits suffit souvent à sentir la différence au réveil.
En bref
- En hiver, la température de la chambre influence la latence d’endormissement et la durée du sommeil profond chez les adultes comme chez les plus fragiles.
- Les experts décrivent une zone thermique précise qui facilite l’endormissement, limite les micro-réveils et augmente d’environ 22 % le temps de sommeil profond.
- Gestes simples, literie respirante et réglages fins du chauffage dessinent une méthode concrète pour ajuster sa chambre sans sacrifier confort ni sécurité.
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