Ce légume d’hiver transformé en dessert façon crème brûlée cartonne au Japon et va réchauffer vos soirées
© Reworld Media
Entre Tokyo et votre four, la patate douce rôtie façon crème brûlée s’impose comme le nouveau dessert japonais d’hiver. Trois ingrédients, une cuisson lente, un effet spectaculaire qui change la patate douce de registre.
Le froid qui pique aux fenêtres, la lumière qui tombe tôt, et dans la cuisine une odeur dorée de sucre qui fond : la patate douce rôtie façon crème brûlée a tout du rituel d’hiver qui réconforte. Née dans l’ambiance fumante des échoppes japonaises, cette douceur transforme un simple tubercule en dessert spectaculaire, avec sa peau fripée par la chaleur, sa chair presque confite et sa croûte de sucre qui claque sous la cuillère.
En France aussi, la patate douce séduit. Sa consommation a bondi de 24,4 % en 2025, même si elle représente encore moins de 2 % des ventes de légumes. Sur les marchés, les familles en parlent avec gourmandise : « Ce qui nous plaît, c’est le petit goût sucré, notamment aux enfants, » puis « C’est plus digeste que la pomme de terre classique, donc je la cuisine facilement au four avec de l’huile et du paprika. Tout le monde en raffole à la maison, » a expliqué Stéphanie à France Bleu. De quoi donner envie de la passer définitivement au rayon desserts.
De la street food japonaise à la patate douce crème brûlée
Au Japon, la Satsumaimo, patate douce à peau pourpre et chair jaune, se vend entière, cuite très longtemps au four dans les yatai d’hiver. Cette cuisson lente à 160 °C pendant 90 minutes fait monter ses sucres naturels, jusqu’à obtenir une texture presque sirupeuse, parfaite pour accueillir une finition à la française : une crème fouettée glacée recouverte de cassonade brûlée comme une crème brûlée classique.
Tout le monde n’est pas encore conquis, certains restent fidèles à la pomme de terre : « Ça a un goût spécial, c’est sucré un peu. Je préfère la traditionnelle pomme de terre, » affirme Gérard. Puis il nuance : « Notre fille en fait de temps en temps. On finit quand même notre assiette quand elle nous invite chez elle, » sourit le retraité. Même côté producteurs, l’engouement se voit : « Cela pousse assez bien chez nous dans le département et puis c’est bon, autant en profiter. Nous, on produit environ 500 kilos par an, » explique Jérémy Thibault, maraîcher biologique en Mayenne.
Les bons ingrédients pour une patate douce rôtie caramélisée
La magie tient à peu de choses, mais bien choisies :
- 4 patates douces moyennes, orange ou Satsumaimo, bien fermes
- 20 à 30 cl de crème liquide entière très froide
- cassonade pour la croûte, sucre glace ou mascarpone pour la tenue
- vanille, éventuellement cannelle ou cardamome
On lave les patates douces sans les éplucher, on les pose entières sur une plaque et on les glisse 90 minutes à 160 °C. Une fois souples comme un coussin sous les doigts, on les ouvre dans la longueur et on tasse légèrement la chair pour former un nid. La crème, montée en chantilly ferme, vient remplir cette cavité. Il reste à saupoudrer généreusement de cassonade, puis à brûler le sucre au chalumeau, ou avec une cuillère chauffée au rouge, pour créer une coque craquante.
Une douceur qui réchauffe l’hiver bouchée après bouchée
Servie aussitôt, la patate douce reste tiède, presque fumante, la crème demeure froide sous la croûte brûlante, le caramel craque avant de céder à un cœur fondant : ce contraste de températures et de textures en fait un dessert doudou idéal. Certains ajoutent un filet de sirop d’érable ou quelques noix de pécan torréfiées, d’autres misent sur la vanille pure, pour laisser parler le goût sucré et légèrement terreux de la patate douce.
En bref
- En 2025 en France, la patate douce progresse de 24,4 %, portée par les témoignages gourmands de Stéphanie, Gérard et des maraîchers comme Jérémy Thibault.
- La patate douce rôtie façon crème brûlée repose sur une longue cuisson entière au four, une chantilly froide et une couche de cassonade caramélisée.
- Entre contraste chaud-froid, textures fondantes et croûte craquante, ce dessert japonais promet une expérience réconfortante qui pourrait bien devenir un nouveau rituel d’hiver.
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