Figuier : en février, cette technique facile permet d’obtenir plusieurs arbres sans rien dépenser
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En février, votre figuier encore nu cache le meilleur moment pour le multiplier sans rien dépenser. Cette technique sur bois sec promet plusieurs jeunes arbres avec un seul geste précis.
Au jardin, le figuier semble encore endormi, branches nues et terre froide. C’est pourtant à ce moment discret de la fin de l’hiver que se joue la suite de vos futures récoltes. Avec une simple paire de sécateurs et quelques rameaux bien choisis, vous pouvez obtenir plusieurs jeunes arbres sans dépenser un euro.
La clé tient au timing : en février, la sève commence à remonter, mais le figuier reste en repos. Ses branches ont emmagasiné assez d’énergie pour lancer de nouvelles racines si on les aide un peu. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe une méthode très accessible, presque automatique. Tout se joue sur la façon de couper et planter ces rameaux.
Bouturer un figuier en février : pourquoi ce moment change tout
En fin d’hiver, le figuier, Ficus carica, entre dans une phase idéale pour le bouturage. La sève commence à circuler, prête à nourrir les bourgeons, mais l’arbre n’a pas encore dépensé son énergie dans le feuillage. Les rameaux coupés à ce stade restent bien hydratés, moins sensibles au dessèchement et aux pourritures que les tiges tendres du printemps avancé.
Les guides de jardinage citent aussi le printemps ou l’automne pour bouturer un figuier, par exemple mi-octobre ou en novembre quand l’arbre entre en repos végétatif. Pourtant, pour une méthode sur bois sec vraiment simple, la fenêtre de février reste la plus confortable : le froid se calme, le sol se réchauffe doucement et les jeunes racines profitent des semaines qui suivent.
La technique facile sur bois sec pour bouturer un figuier
Commencez par repérer des rameaux lignifiés de un à deux ans, bien droits, gris ou bruns, sans trace de maladie. L’idéal : un « diamètre crayon », autour d’un centimètre, pour une longueur de 20 à 25 centimètres avec au moins trois yeux. Coupez avec un sécateur désinfecté, en préparant plusieurs segments afin d’augmenter vos chances de reprise.
Pour chaque bouture, faites une coupe droite juste sous le dernier oeil, qui formera la base, puis une coupe en biseau au-dessus du bourgeon supérieur. Cette astuce évite l’eau stagnante sur la plaie et vous empêche de planter la tige à l’envers. Certains jardiniers trempent la base dans une hormone d’enracinement, mais le figuier s’en passe très bien.
Planter vos boutures de figuier et les accompagner jusqu’à la reprise
Préparez un substrat drainant avec un mélange de terreau universel et de sable de rivière. En pot, vérifiez que le fond est bien percé et garnissez-le de billes d’argile. Plantez les boutures verticalement, en enterrant environ les deux tiers, puis tassez et arrosez pour coller la terre au bois.
Ensuite, gardez la terre simplement humide, jamais détrempée, pour éviter la pourriture des tiges encore sans racines. Installez les pots à l’abri du gel, près d’un mur au sud. Au printemps, les bourgeons gonflent ; la reprise se confirme vraiment à l’automne suivant.
En bref
- En février, au jardin français, Ficus carica offre des rameaux parfaits pour une bouture sur bois sec, idéale pour multiplier l’arbre.
- Le jardinier choisit des rameaux lignifiés, les prépare soigneusement, puis les plante dans un substrat drainant en pot ou pleine terre pour favoriser l’enracinement.
- De la gestion de l’humidité aux protections contre le gel, plusieurs gestes clés conditionnent la reprise des boutures et réservent surprises au fil des mois.
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