Frelon asiatique : en septembre, stop aux pièges, ce geste gratuit protège vos abeilles et évite la facture

Publié le Par
Frelon asiatique : en septembre, stop aux pièges, ce geste gratuit protège vos abeilles et évite la facture © Reworld Media

Mi-septembre, les apiculteurs demandent de ranger les bouteilles de sirop qui piègent à l’aveugle frelons et insectes utiles. À la place, ils misent sur un geste gratuit qui peut vous éviter une facture salée.

Mi‑septembre, dans beaucoup de jardins, la même scène se répète : une bouteille plastique coupée, un fond de sirop ou de bière brune, et l’espoir de voir moins de frelons autour de la table. Ce piège maison rassure, mais il ne protège ni les ruches ni la biodiversité.

Depuis quelques années, apiculteurs, ITSAP et chercheurs de l’INRAE répètent pourtant la même consigne : arrêter de piéger les frelons asiatiques en septembre. À la place, ils demandent un geste qui ne coûte rien au jardinier et change tout pour les abeilles : repérer le nid et le signaler.

Pourquoi vos bouteilles de sirop ne freinent plus le frelon asiatique

Une bouteille percée remplie de liquide sucré ne fait aucune différence entre les espèces. Abeilles, papillons, syrphes, coccinelles et guêpes indigènes s’y noient aussi facilement que le frelon asiatique à pattes jaunes. Ces pièges non sélectifs, de type bouteille ou cloche, sont désormais déconseillés par le plan national de lutte coordonné par GDS France et Fredon France.

En septembre, le nid est déjà mature, parfois fort de 10 000 à 13 000 individus qui peuvent consommer jusqu’à 11 kg d’insectes sur la saison. Les ouvrières vont et viennent, mais la colonie a été bâtie depuis des mois : capturer quelques frelons autour du salon de jardin ne change plus rien à son équilibre.

Septembre, dernier mois pour repérer un nid avant la chute des feuilles

Pour les apiculteurs, septembre est le dernier moment pour repérer un nid actif avant la chute des feuilles. Nous avons tous déjà levé la tête sans rien voir, pourtant un nid secondaire ressemble à une grosse boule grise façon papier mâché, suspendue en hauteur dans un arbre, une haie dense, sous un auvent ou dans un abri, avec un va‑et‑vient d’insectes toujours sur le même axe.

✨ L’astuce validée par la rédaction
Efficacité
9/10
Économie potentielle
jusqu’à 300 €

🔍 Pourquoi ça fonctionne ?

En septembre, repérer et signaler un nid actif oriente vite un professionnel vers la bonne cible, sans multiplier des pièges inefficaces et nocifs pour les insectes utiles.

💡

Le petit plus : profiter d’un tour du jardin pour vérifier grands arbres, haies denses et abris, jumelles à la main si besoin.

🚫 À NE JAMAIS FAIRE : tenter de détruire seul un nid en hauteur avec fumée, jet d’eau ou insecticide grand public.

Signaler le nid, le vrai geste utile… avant de parler facture

Une fois le nid repéré, on ne s’en approche pas. Ne surtout pas arroser, secouer l’arbre ni utiliser d’aérosol : un nid dérangé peut provoquer des piqûres multiples. La bonne réaction consiste à rester à distance, prendre une photo, noter l’emplacement précis, puis appeler la mairie ou le référent frelon désigné par la loi du 14 mars 2025.

Le signalement est gratuit ; la destruction, elle, se facture. Sur un terrain privé, le propriétaire fait intervenir un professionnel certifié Certibiocide, souvent entre 80 et 150 € pour un nid accessible, 150 à 300 € ou plus en hauteur. Certaines communes remboursent une partie de la note. Intervenir en plein hiver, sur un nid déjà déserté, revient en revanche à payer pour du vide.

En bref

  • 🐝 En septembre, apiculteurs, ITSAP et INRAE alertent sur les pièges-bouteilles au sirop qui tuent abeilles, papillons et coccinelles sans freiner les frelons.
  • 🔍 Les spécialistes rappellent qu’en septembre le nid de frelons asiatiques est déjà mature et recommandent un autre geste ciblé, totalement gratuit pour les particuliers.
  • 💸 Entre signalement sans frais, intervention de professionnels Certibiocide et factures parfois élevées, le bon timing peut faire toute la différence sur votre budget.