Plantes aromatiques en intérieur : cette erreur invisible dans votre cuisine les condamne en 2 semaines
Qui n’a jamais vu un beau pot de basilic, de menthe ou de ciboulette dépérir en quelques jours sur le rebord d’une fenêtre de cuisine ? Les tiges se ramollissent, les feuilles jaunissent, puis tout s’effondre avant même la troisième semaine. Beaucoup finissent par se dire qu’ils n’ont pas la main verte, alors que le problème vient souvent d’ailleurs.
En réalité, ces petites herbes sortent d’un élevage intensif et se retrouvent brutalement plongées dans un environnement intérieur loin d’être idéal : manque de vraie lumière, air sec, chaleur du chauffage, arrosages irréguliers. Ajoutons à cela le pot minuscule et surpeuplé du supermarché, et les deux semaines deviennent presque un délai programmé. Comprendre ce qui se joue permet de transformer ces victimes annoncées en plantes durables sur le long terme.
Plantes aromatiques en intérieur : un milieu plus hostile qu’il n’y paraît
Un salon lumineux ne suffit pas toujours. La plupart des plantes aromatiques en intérieur ont besoin de 6 à 8 heures de soleil réel par jour pour bien pousser. Seules quelques espèces comme le persil, l’estragon, la menthe ou la ciboulette supportent la mi-ombre, autour de 3 heures d’ensoleillement direct. Derrière un vitrage moderne orienté nord ou à l’ombre d’un immeuble, le compteur reste souvent très loin de ces valeurs.
Autre ennemi discret : le climat de nos appartements. En hiver, l’air chauffé à 20–22 °C et les radiateurs sous les fenêtres dessèchent le terreau à grande vitesse. Ce cocktail chaleur + air sec stresse les plantes, surtout le basilic. Des travaux sur les plantes d’intérieur ont montré que les entretenir réduisait le stress psychologique ; encore faut-il qu’elles survivent à cette installation délicate.
Les erreurs qui font mourir les plantes aromatiques en 2 semaines
Quatre ou cinq réflexes suffisent souvent à condamner un pot tout neuf. L’un des plus fréquents consiste à poser la plante telle quelle, dans son petit contenant de plastique très serré, sans rempotage. On arrose alors au feeling, parfois tous les jours, parfois presque jamais, dans un pot sans vrai drainage. Au moment de cuisiner, on rase tout le dessus d’un coup. En additionnant ces gestes, la plante n’a pratiquement aucune chance.
Les principaux pièges à éviter tiennent en trois points :
- Une lumière trop faible : tiges qui filent vers la fenêtre, feuilles pâles, plante qui stagne.
- Un pot minuscule sans drainage : mottes serrées d’aromatiques de supermarché, racines asphyxiées, besoin urgent de rempotage plus large.
- Un mauvais arrosage et une récolte brutale : terreau tour à tour détrempé ou sec, plante presque rasée d’un coup.
Plan de sauvetage pour garder vos plantes aromatiques en vie
Le jour de l’achat, retirer l’emballage, vérifier les trous au fond et rempoter dans un pot de terre cuite d’au moins 15–20 cm, avec une couche de billes d’argile. Les mottes très serrées se divisent en deux ou trois.
Ensuite, la règle est simple : si le terreau est sec sur 2–3 cm, on arrose, puis on vide la soucoupe. En hiver, cela correspond souvent à un arrosage tous les 3–4 jours. Une petite récolte au bout d’une dizaine de jours suffit, et ces plantes d’intérieur participent alors vraiment à faire baisser le stress et à améliorer l’humeur.