Plus personne n'achète de godets en plastique pour semer ses courgettes : ce déchet de salle de bains les remplace dès le mois de mars
© Reworld Media
Au potager, de plus en plus de jardiniers boudent les godets en plastique pour leurs semis et misent sur un simple déchet de salle de bains. Zéro achat, moins de stress au repiquage, mais une mauvaise utilisation peut tout faire rater.
Chaque printemps, la même scène se répète : piles de petits pots noirs, racines emmêlées, repiquage délicat qui casse un plant sur deux. Pendant ce temps, un petit tube de carton qui a la bonne taille, la bonne forme et que tout le monde a chez soi finit dans la poubelle de la salle de bains.
Porté par le zéro déchet, ce déchet de salle de bains a déjà remplacé les godets achetés en jardinerie chez de nombreux jardiniers urbains comme à la campagne. Ils ont gagné en budget et en confort de repiquage ; reste à comprendre pourquoi cet objet fonctionne si bien… et comment éviter les erreurs qui ruinent les semis.
Pourquoi les godets en plastique ne font plus envie
Longtemps incontournables dans les rayons jardin, les **godets en plastique** sont fabriqués à partir de dérivés du pétrole et se dégradent très lentement dans l’environnement. Même réutilisés plusieurs années, ils ont fini par se fendre, se déformer, puis être jetés, avec une image bien moins “verte” qu’avant.
Leur coût a aussi pesé sur les budgets : racheter chaque printemps des dizaines de contenants pour tomates, courgettes ou fleurs a rapidement alourdi la note. Avec la montée d’un **jardinage écoresponsable**, beaucoup ont alors cherché des solutions maison, sans plastique neuf, mais tout aussi efficaces pour lancer leurs **semis** au chaud.
Rouleaux de papier toilette pour semis : mode d’emploi (et pièges)
Le héros discret, c’est le **rouleau de papier toilette** en carton brut, biodégradable. Pour le transformer en godet, on a simplement découpé quatre entailles de 2 cm sur une extrémité, replié les languettes pour former un fond, puis rempli de terreau spécial semis. Une ou deux graines, une fine couche de terreau, et les tubes rangés serrés dans une caissette restent stables. Nous avons tous déjà trop arrosé nos jeunes plants : ici, un excès d’eau ramollit le carton, favorise moisissures et fonte des semis, d’où l’importance d’un arrosage doux au vaporisateur.
Les légumes gagnants et le bon geste au repiquage
Les services agronomiques citent surtout les graines généreuses et rapides : concombres, courges, courgettes, maïs doux, haricots, pois, mais aussi tournesols. Certains jardiniers ont réservé des rouleaux d’essuie‑tout, plus hauts, aux panais à longue racine pivot. À l’inverse, carottes ou cultures lentes comme tomates et aubergines préfèrent des contenants plus stables. Au jardin, les rouleaux ont été plantés entiers, fond légèrement fendu, entièrement enterrés pour que le carton se décompose sans pomper l’humidité en surface. Petit bonus : ce “collier” de carton a même formé une première barrière contre les limaces autour des jeunes tiges.
Sources
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Maison & Travaux
«Quels légumes semer dans des rouleaux en carton ?»
En bref
- De nombreux jardiniers abandonnent les godets en plastique au printemps pour lancer leurs semis avec un déchet de salle de bains, économique et abondant. 🌱
- De simples rouleaux de carton servent de godets biodégradables, à préparer, remplir de terreau, semer puis arroser finement pour limiter l’humidité excessive. 🧻
- Entre choix des légumes, profondeur des rouleaux et erreurs d’arrosage, cette astuce zéro déchet cache quelques pièges que les jardiniers gagnent à connaître. ⚠️
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