Potager dévoré par les insectes : ce vieux linge de maison que vous alliez jeter peut tout changer
© Reworld Media
Au cœur de l'été, mon potager français s'est fait dévorer par les pucerons et altises en quelques jours. De cette galère est née une astuce zéro plastique utilisant un objet du quotidien promis à la poubelle.
L’été arrive, les tomates rougissent, les salades pomment… et soudain le potager se transforme en buffet gratuit pour les pucerons, altises et autres petites bêtes. En quelques nuits, des feuilles impeccables se couvrent de trous, les jeunes plants se ratatinent, les fruits se piquent. Beaucoup ressortent alors les insecticides ou achètent des filets en plastique, en serrant les dents pour ne pas trop penser aux conséquences sur la terre et la biodiversité.
Dans ce tableau un peu décourageant, une question revient : comment protéger ses légumes sans étouffer la planète ni son budget ? Les solutions « clés en main » promettent monts et merveilles, mais génèrent souvent de nouveaux déchets. Pourtant, au lieu de courir au magasin, certains jardiniers ont trouvé la parade juste à côté d’eux, dans un objet du quotidien que l’on croit bon à jeter. Pour beaucoup, elle dort simplement au fond d’un tiroir de cuisine.
Potager envahi : quand les insectes prennent le dessus
Les potagers familiaux français concentrent tout ce que les insectes ravageurs apprécient : jeunes feuilles tendres, tiges pleines de sève, fruits sucrés. Pucerons, aleurodes, piérides du chou ou altises s’y invitent sans prévenir, laissant derrière eux feuilles collantes, dentelées ou blanchies. Un simple oubli de surveillance une semaine de canicule, et des rangs entiers de radis ou de choux peuvent être perdus. Face à ce spectacle, beaucoup pensent qu’il n’existe que deux options : les produits chimiques ou les protections plastiques du commerce.
Une autre voie existe pourtant : transformer ce que l’on appelle « linge de maison usé » en barrière physique pour le jardin. Vieux torchons élimés, draps troués, taies d’oreiller défraîchies peuvent devenir des voiles anti insectes maison. Leur trame en coton ou en lin laisse passer l’air, la pluie et la lumière, tout en bloquant le passage des papillons et de nombreux insectes volants. De quoi protéger salades, fraisiers ou jeunes carottes sans ajouter le moindre gramme de plastique.
Vieux torchons : pourquoi ils valent mieux que les filets plastiques
La force de ces vieux torchons tient à leur matière. Un coton épais ou un lin respirant restent solides même après des années de lessives, se lavent facilement et se découpent sur mesure. Les mailles filtrent le soleil sans plonger les cultures dans l’ombre, tout en amortissant le vent. Certains jardiniers constatent aussi que des tissus très colorés ou à carreaux semblent perturber les nuisibles, qui repèrent moins bien les jeunes feuilles à dévorer.
A l’inverse, la plupart des filets achetés en magasin sont en matières plastiques non recyclables, qui se déchirent sous le soleil et finissent en fragments dans le sol. Leur maillage peut aussi piéger coccinelles et pollinisateurs, pourtant précieux alliés du jardin. Adopter ce geste zéro déchet limite les déchets, évite des achats répétitifs et redonne du sens au bon sens paysan. Comme le rappelle le site Trucmania, « Partager l’astuce, c’est la propager ! ».
Transformer ses torchons en bouclier du potager, étape par étape
La mise en place est simple, même pour un débutant :
- Laver les torchons ou draps.
- Les découper à la taille des rangs.
- Les tendre sur des piquets et les fixer.
En bref
- En plein été, un potager familial se retrouve envahi par pucerons, altises et aleurodes, menaçant salades, tomates, choux et fraisiers.
- L'auteur réutilise de vieux torchons et draps en textiles naturels comme voile anti insectes maison pour protéger le potager sans plastique.
- Cette astuce zéro déchet avec de vieux torchons pour le potager promet moins d'insectes, moins de plastique et des récoltes étonnamment préservées.
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