Iris sans fleurs : ce geste oublié après la floraison ruine tout, des milliers de jardiniers le négligent
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Chaque printemps, mes iris des jardins se couvraient de feuilles, mais les fleurs disparaissaient peu à peu. Jusqu’au jour où un geste oublié sur leurs rhizomes a tout changé.
Beaucoup de jardiniers voient leurs iris se couvrir de feuilles chaque printemps, mais avec de moins en moins de fleurs. Ils incriminent la variété, le climat ou l’engrais, sans imaginer que le problème vient souvent d’un geste oublié juste après la floraison.
Les spécialistes des iris de jardin évoquent la même erreur : laisser la plante se débrouiller seule une fois les fleurs fanées. Tout se joue pourtant dans le rhizome, qui nourrit les hampes au printemps. Corriger cette étape change la floraison.
Iris qui ne fleurissent plus : quand le rhizome s’épuise en silence
Quand les iris restent plusieurs années au même endroit, ils finissent par bouder. Au bout de 3 à 5 ans sans division des rhizomes, les touffes deviennent très denses, les réserves s’épuisent et les hampes florales se font rares : beaucoup de feuilles, presque pas de boutons.
Une autre erreur fréquente consiste à négliger les hampes florales fanées. Si on les laisse sécher et monter en graines, la plante consacre son énergie à cette production au lieu de renforcer ses rhizomes pour l’année suivante. Un sol bien drainé et léger joue aussi un rôle clé, car un sol trop compact ou humide favorise la pourriture des rhizomes et finit par étouffer la floraison.
Le simple geste après floraison : couper, nettoyer et diviser les rhizomes des iris
Dès que les fleurs sont passées, la première étape consiste à tailler les tiges. Il suffit d’utiliser un sécateur propre et de couper les hampes au plus près du sol, tout en laissant les feuilles qui continuent à nourrir le rhizome. Vient ensuite un entretien rapide du pied pour libérer la plante :
- Désherber autour des touffes pour enlever la concurrence.
- Griffer légèrement la terre pour l’aérer sans blesser les rhizomes et retirer les débris.
Pour relancer des massifs fatigués, la division des rhizomes devient indispensable. Le jardinier Jean-Paul Imbault conseille de diviser les iris en juillet ou en août, juste après la floraison, puis de répéter l’opération tous les trois ans environ. On déterre les rhizomes, on garde seulement les plus jeunes, bien gonflés et feuillus, on coupe les feuilles à 10 à 15 cm, puis on replante en surface, espacés de 25 à 30 cm dans une terre bien travaillée.
Préparer des iris spectaculaires : sol, engrais et protection des rhizomes
Pour que cette intervention donne tout son effet, les iris ont besoin d’un environnement adapté. Ils apprécient un sol léger, plutôt sablonneux et surtout bien drainé, car ces plantes supportent mieux un léger manque d’eau qu’un terrain détrempé. Un engrais pauvre en azote, mais riche en phosphore et potassium, apporté au début du printemps puis juste après la floraison, aide les rhizomes à reconstituer leurs réserves et à produire des fleurs plus grandes et plus éclatantes l’année suivante.
Un bon entretien limite les maladies. Un sol drainé évite la pourriture des rhizomes, surtout si on les laisse légèrement affleurants à la surface au lieu de les enterrer. Les limaces et escargots aiment grignoter les jeunes pousses, d’où l’intérêt de surveiller régulièrement les plants et de poser des barrières naturelles simples, par exemple des coquilles d’œufs écrasées ou un peu de sciure de bois, pour préserver une floraison généreuse.
En bref
- Au jardin, les iris des jardins finissent par moins fleurir après plusieurs années en place, comme l’explique le spécialiste Jean-Paul Imbault.
- Un mauvais entretien des rhizomes, des hampes florales fanées et un sol mal drainé affaiblissent peu à peu la floraison.
- Un simple geste après la floraison, associé à quelques réglages de sol, d’engrais et de protection, suffit pourtant à transformer l’allure de ces massifs.
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