Votre pelouse jaunit chaque été ? Ce geste à faire avant mars peut tout changer si vous ne l’oubliez pas
© Reworld Media
Entre canicules et restrictions d’eau, votre pelouse qui jaunit l’été n’est pas une fatalité. Tout se joue sur un geste discret à préparer dès février-mars.
Chaque été, c’est la même scène : pelouse grillée, plaques jaunes, sol dur comme de la pierre pendant que le thermomètre s’envole. Beaucoup accusent la canicule ou multiplient les arrosages, parfois sous restrictions, sans savoir que le destin de ce gazon se joue bien avant les fortes chaleurs.
Entre février et mars, alors que l’herbe paraît presque immobile, les racines se réveillent en silence. C’est là que tout se décide : un seul geste, préparé sur un sol encore frais, peut transformer une pelouse fragile qui jaunit l’été en un tapis vert qui encaisse beaucoup mieux les coups de chaud.
Pourquoi votre pelouse jaunit l’été quand le sol reste tassé
Une pelouse qui jaunit en plein été réagit souvent à un manque d’eau plus qu’à une vraie mort du gazon. Les graminées se mettent en dormance : elles coupent la lumière, se rétractent, et peuvent rester jaunes quatre à cinq semaines avant de reverdir dès que les pluies reviennent, si les racines sont restées en vie.
Le problème, c’est quand on a affaibli ces racines au sortir de l’hiver. Tonte rase dès les premiers rayons, passages répétés sur un sol détrempé, terre jamais aérée : tout pousse le gazon à rester en surface. Résultat, à la première canicule, il grille car les racines n’ont pas de réserve en profondeur.
Le geste clé avant le printemps : ouvrir le sol et regarnir un gazon profond
Entre février et mars, visez une journée hors gel où le sol a séché en surface. Ratissage doux pour enlever feuilles et feutre, aération avec une fourche ou des patins, puis apport de compost ou de terreau : Michael O’Brien résume ce premier temps ainsi : « Commencez par un rafraîchissement en douceur en ratissant les débris, les feuilles mortes et tout feutre résiduel afin de permettre à l’air frais et à la lumière du soleil d’atteindre le sol », explique-t-il dans un entretien relayé par le magazine RealSimple.
Sur ce sol ouvert, vous pouvez effectuer un sursemis avec un mélange de fétuque élevée et de fétuque rouge traçante, choisi pour votre région : ces graminées développent des racines profondes qui vont chercher l’eau loin sous la surface. Semez en février-mars, recouvrez légèrement, puis arrosez moins souvent mais plus longtemps, tôt le matin ; Don Eaton rappelle que « Il est toujours préférable d’arroser pour ne pas interrompre la croissance ».
Tonte, piétinement et petits réglages qui évitent le jaune en été
Quand la pousse repart, attendez que les températures dépassent régulièrement 10 °C, puis tondez haut, autour de 6 à 8 cm, sans enlever plus d’un tiers de la hauteur. « Je recommande de tondre tôt et de tondre souvent », confie Don Eaton, mais jamais en coupe rase, avec des lames bien affûtées.
Limitez enfin le piétinement, surtout sur sol détrempé : les allers-retours tassent la terre et étouffent les racines. Mieux vaut créer un petit chemin, aérer régulièrement les zones de passage, désherber à la main et poser un fin paillis de tontes séchées pour garder l’humidité.
Sources
En bref
- Entre février et mars, les racines du gazon se réveillent tandis que la pelouse qui jaunit l’été semble encore immobile en surface.
- Un geste clé consiste à travailler le sol en fin d’hiver et à regarnir le gazon pour favoriser un enracinement profond avant les fortes chaleurs.
- Arrosage, tonte haute, piétinement limité et paillage fin complètent ce rituel discret qui transforme la pelouse estivale sans exiger plus d’eau.
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