Semis de chou en février : le conseil de Monty Don qui change tout au potager ce printemps et évite bien des déceptions

Publié le ParRédaction Elle adore
Semis de chou en février : le conseil de Monty Don qui change tout au potager ce printemps et évite bien des déceptions © Reworld Media

En plein mois de février, quelques graines de chou suffisent à changer le visage d’un potager. Semé au bon moment, ce rang discret déclenche une série de surprises.

Au départ, ce ne sont que quelques graines serrées dans un godet, étiquetées « Chou d’été ». En quelques semaines, ce semis de chou peut pourtant transformer l’allure complète du potager. Beaucoup de jardiniers s’en rendent compte trop tard : ils sèment au hasard, les plants filent, jaunissent, et les pommes ne se forment jamais vraiment.

Février arrive, encore froid, mais c’est la fameuse « dernière fenêtre » avant le rush printanier. Pour Monty Don, jardinier phare de la BBC, chaque journée compte : « Préparez maintenant, ou la saison ne rattrapera plus le retard », a résumé Monty Don, cité par My Jugaad. Derrière ce simple semis en avance, une chaîne de bonnes surprises se met en route.

Pourquoi un semis de chou en février change tout

Un semis de chou en février, sous abri, tombe pile six à huit semaines avant les dernières gelées dans une grande partie de la France. Les guides de culture recommandent alors de repiquer des plants âgés de quatre à six semaines lorsque le froid se calme : ils sont trapus, bien racinés, prêts à être installés sans broncher.

Cette avance se voit tout de suite dans le potager de printemps : les planches ne restent pas vides, les choux couvrent le sol avant les grosses chaleurs et protègent les cultures voisines. Il résume cette logique d’une phrase : « Février récompense ceux qui agissent : un jardin en avance, des récoltes généreuses, des fleurs à foison », insiste Monty Don. De quoi donner envie de s’y mettre tôt.

Préparer en février le terrain idéal pour vos choux

Pour encaisser ce calendrier serré, le chou réclame un sol aux petits soins. Il apprécie une terre profonde, bien drainée, riche en compost, avec un pH autour de 6,0 à 7,0. Février sert aussi à tamiser le compost et à installer un paillage de 3 à 5 cm pour garder l’humidité autour des futures racines.

Dans des plaques ou petits pots, on remplit un terreau fin, humide sans être détrempé, puis on place les graines à 0,5 à 1 cm de profondeur. Les spécialistes recommandent de leur offrir 12 à 16 heures de lumière par jour pour éviter qu’elles ne filent. Dès les premières vraies feuilles, on éclaircit en gardant un plant tous les 5 à 10 cm.

Ce qui se passe après ce semis précoce de chou

Entre cinq et dix jours, la levée apparaît ; en deux à trois semaines, les jeunes choux montrent leurs vraies feuilles. Vers quatre à six semaines, ils sont prêts pour l’endurcissement, quelques heures dehors chaque jour avant la plantation en pleine terre. Juste après les dernières gelées, on les installe avec 30 à 60 cm entre les pieds et 60 à 90 cm entre les rangs.

Pour la suite, mieux vaut garder un sol régulièrement humide, avec 2,5 à 5 cm d’eau par semaine et un paillage qui garde la fraîcheur. Une barrière de fourchettes en bois plantées tous les 10 à 15 cm protège même des chats et oiseaux. Quand les pommes serrées remplissent enfin la rangée, ce petit semis de choux de février apparaît vraiment comme le meilleur pari de la saison.

En bref

  • En février, Monty Don rappelle qu’un semis de chou bien calé six à huit semaines avant les gelées conditionne tout le potager de printemps.
  • Sous abri, les graines sont semées à 0,5–1 cm, éclaircies à 5–10 cm, puis repiquées en rangs espacés de 30 à 90 cm.
  • Semaine après semaine, ce semis précoce de chou prend de l’avance et finit par offrir un résultat nettement plus spectaculaire qu’attendu.