Arrêtez de croire qu’il faut 1 h de sport : ce sport cardio en mini‑séances protège votre cœur et limite le cancer
Entre le boulot, la famille et les trajets, l’idée de passer une heure à la salle suffit souvent à couper toute envie de bouger. Beaucoup gardent en tête que “moins de 45 minutes, ça ne sert à rien”, alors ils ne commencent même pas.
Pourtant, plusieurs travaux récents bousculent ce réflexe : ils montrent que c’est l’intensité de l’effort, plus que la durée, qui fait vraiment bouger l’aiguille côté santé. Et un candidat se détache pour ces séances express : le vélo, surtout en entraînement fractionné. Reste à voir comment transformer quelques coups de pédale en véritable atout forme.
Pourquoi quelques minutes de vélo peuvent déjà faire la différence
Physiologiquement, le corps ne réagit pas de la même façon à une heure tranquille et à quelques minutes très toniques. Sur un vélo d’appartement ou classique, une séance peut tenir en moins de 30 minutes, échauffement compris, avec des portions où l’on pédale très vite, puis des phases lentes pour récupérer. Ces sprints déclenchent la production de myokines, dont l’interleukine-6, qui modifient immédiatement le sérum sanguin.
Des chercheurs ont ainsi observé qu’un sang prélevé juste après ce type de séance ralentissait, en laboratoire, la croissance de cellules cancéreuses, notamment au niveau du côlon. L’effet est systémique et très rapide : chaque petite session compte, même si elle ne dure que quelques minutes intenses au milieu d’un temps total réduit.
Ce que la science dit des mini-séances à vélo (et de la méthode 3-3)
À l’université McMaster, une équipe a comparé deux groupes sur vélo stationnaire pendant 12 semaines. Le premier faisait des séances de 10 minutes avec 3 sprints de 20 secondes “à fond” séparés par 2 minutes lentes, trois fois par semaine. Le second pédalait 45 minutes à intensité modérée. Résultat : des progrès similaires sur le cœur et le métabolisme, pour un temps d’effort environ cinq fois plus court dans le groupe “sprints”.
Une grande cohorte suivie en cancérologie a aussi montré qu’environ 4,5 minutes par jour d’activité très vigoureuse, du type accélérations à vélo, s’associaient à une baisse proche d’un tiers du risque global de cancer. Pour celles et ceux qui préfèrent marcher, la méthode 3-3 venue du Japon propose une option plus douce : 3 minutes de marche rapide, 3 minutes de récupération active, le tout répété 5 fois pour une séance de 30 minutes qui reste étonnamment tenable.
Du vélo aux écrans : quand le sport raccourcit ses formats
Cette logique de formats plus courts ne concerne pas que la pratique physique. Lors de l’arrêt du magazine télévisé Tout le sport, Matthieu Lartot a résumé ce virage : "Tout le sport connaissait une forme d’essoufflement. Quand des émissions durent aussi longtemps, il faut pouvoir adapter le format, se réinventer en termes d’écriture, de narratif. Stade 2 est plus qu’une émission de sport, c’est une marque très forte, très imprimée dans l’esprit du public, et déclinable la semaine.", a-t-il expliqué dans Télé Câble Sat.
Au moment du dernier numéro, Fabien Lévêque confiait de son côté : "On est tous, évidemment, très émus. Un grand merci à toutes les équipes techniques, sur le plateau D, en régie, qui ont toujours été là pour fabriquer Tout le sport au quotidien. Je vous embrasse très fort pour ce dernier TLS de l’histoire." Matthieu Lartot détaillait encore : "Cela permet d’avoir une unité sur l’habillage de l’émission, de retrouver des rubriques plébiscitées par le public qu’on va pouvoir mettre en quotidienne," puis "Ça redonne des marqueurs aux gens, à la fois en termes d’horaire pour donner rendez-vous mais aussi en termes d’offre éditoriale. Et aujourd’hui, on est un média global, il y a une forme de logique à ce que tout ce qu’on propose soit réuni sous la bannière de Stade 2."